Ils ont laissé Gemini créer des clones humains… : Google l’a officiellement annoncé

Google n’en finit pas d’élargir les horizons de son IA Gemini. La firme vient d’ajouter une option inattendue : la création d’un clone virtuel fidèle qui peut ensuite jouer les rôles principaux dans des vidéos générées automatiquement. Une avancée qui facilite grandement la production de contenus personnalisés, tout en soulevant des questions sur la distinction entre réel et artificiel.
Une fonctionnalité déployée dans l’application mobile
Accessible uniquement via l’application Gemini sur smartphone et réservée aux abonnés des forfaits payants Google AI, cette nouveauté permet de construire un avatar en quelques minutes. Le processus capture les traits du visage et les caractéristiques vocales grâce à une série de mouvements simples et de lectures à voix haute. Une fois configuré, le double numérique s’intègre directement aux prompts : il suffit de taper une arobase suivie de son nom d’utilisateur pour l’insérer dans une scène imaginée.
Des scénarios créatifs rendus possibles par le modèle Omni
Le moteur Omni, conçu pour transformer plusieurs types d’entrées en séquences vidéo fluides, assure un rendu fidèle aux expressions faciales et à l’intonation. Il devient ainsi réaliste de placer son avatar dans des situations variées, qu’il s’agisse de performances musicales devant un orchestre ou d’aventures fantastiques où il incarne le héros principal. Cette polyvalence s’inscrit dans la lignée des annonces faites lors de la conférence Google I/O 2026, où la multimodalité a été mise en avant comme une avancée majeure pour la génération vidéo.
Des protections encadrant l’usage
Conscients des risques liés aux contrefaçons, les développeurs ont intégré plusieurs garde-fous. Seuls les utilisateurs majeurs peuvent activer l’option, et la configuration doit être réalisée personnellement en présence physique du titulaire du compte. Chaque vidéo produite intègre par ailleurs un marquage invisible permanent, permettant de vérifier ultérieurement son origine artificielle via les outils de recherche de Google. Pour le moment, le service reste limité à l’anglais et indisponible dans l’Espace économique européen ainsi qu’en Suisse et au Royaume-Uni.
Avec cette option d’avatar, Gemini propose une nouvelle façon d’explorer la création visuelle personnelle. Les amateurs de contenus originaux y verront sans doute un outil ludique, tandis que les débats sur l’authenticité des images générées par IA se poursuivent.






