L’IA va créer plus de richesses que l’histoire humaine… mais à qui iront vraiment ces trillions ?

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Derrière les prouesses des modèles d’intelligence artificielle se cache une question brûlante : qui capte réellement les gains colossaux qu’ils génèrent ? Aux États-Unis, une vague de mécontentement monte face aux promesses d’un futur radieux, alors que les craintes sur l’emploi, les infrastructures énergivores et la protection des plus jeunes s’intensifient. La Silicon Valley et la classe politique cherchent des parades, mais suffiront-elles à apaiser les tensions ?

La contestation s’organise face à l’essor rapide de l’IA

Aux États-Unis, plus de 70 % des citoyens jugent l’IA trop rapide dans son déploiement, et près d’une vingtaine d’États envisagent déjà des freins à l’installation des centres de données. Les inquiétudes portent sur les suppressions d’emplois, notamment chez les jeunes diplômés, mais aussi sur l’addiction générée par les chatbots et les impacts environnementaux des infrastructures. Des poursuites judiciaires visent désormais ces outils pour leur influence sur les mineurs, tandis que l’Europe renforce ses garde-fous avec le DSA et l’AI Act pour encadrer les pratiques manipulatoires. Ces débats rappellent les controverses passées autour des réseaux sociaux, mais à une échelle bien plus vaste.

Des levées de fonds record qui concentrent les capitaux

Pour financer leur croissance explosive, les géants du secteur multiplient les opérations boursières. SpaceX vise 75 milliards de dollars lors de son entrée en bourse imminente, avec une valorisation approchant 1800 milliards. OpenAI et Anthropic envisagent chacune des levées de 60 milliards pour des valorisations autour de 1000 milliards, tandis que Google dépasse déjà les 4000 milliards de capitalisation. Ces montants éclipsent l’IPO historique de Saudi Aramco. Face à ces chiffres, la crainte grandit d’une concentration extrême des richesses sans partage réel avec la société.

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Fonds souverains et contrat social : les limites des solutions proposées

Des voix diverses, du pape Léon XIV à Bernie Sanders et même Sam Altman, plaident pour un partage via des fonds souverains alimentés par une partie des actions des entreprises d’IA. Le président Trump y voit aussi un moyen de calmer les esprits avant les midterms. Pourtant, ces projets soulèvent des interrogations majeures : les firmes comme OpenAI ne dégagent pas encore de profits suffisants pour verser des dividendes, et les actions boursières restent volatiles après introduction. L’exemple du fonds norvégien montre qu’une gouvernance solide est indispensable pour éviter corruption et accaparement. L’Europe, avec son filet social plus robuste, régule mieux mais accuse un retard technologique criant, risquant de devenir simple consommatrice captive des géants américains.

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