L’IA va-t-elle tuer le cinéma indé ? A24 pactise avec Google et choque Hollywood

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Le géant technologique Google s’associe au studio indépendant A24 dans un mouvement qui mélange innovation et cinéma d’auteur. Avec un investissement de 75 millions de dollars via DeepMind, la firme entend développer des outils d’intelligence artificielle dédiés à la création cinématographique, tout en naviguant entre opportunités et résistances du public geek et cinéphile.

Une alliance inédite entre tech et cinéma indépendant

Google DeepMind engage environ 75 millions de dollars dans A24, connu pour des succès comme Everything Everywhere All at Once, Anora, Marty Supreme et le phénomène horrifique Backrooms. Ce partenariat de recherche, qualifié de premier du genre, permet au studio d’accéder aux infrastructures et aux avancées de DeepMind sans que le tech ne touche aux œuvres ou données internes d’A24. L’accord pluriannuel reste non exclusif et se concentre sur l’élaboration d’outils pratiques plutôt que sur la génération automatique de contenus.

Des outils concrets pour les équipes de production

Le travail s’organise notamment via A24 Labs, une petite équipe dirigée par Scott Belsky, ancien d’Adobe. Les premières pistes explorées incluent la génération de storyboards assistée par IA, qui aide à visualiser les scènes et à anticiper les défis logistiques sans remplacer le regard du réalisateur. L’objectif affiché est d’accélérer les phases de préparation tout en préservant la vision créative des artistes, dans un contexte où Hollywood reste prudent face à ces technologies.

Entre promesses et préoccupations des spectateurs

A24 séduit une audience jeune, avec 85 % des spectateurs de Backrooms lors du premier week-end ayant moins de 35 ans. Cette base, attentive aux questions éthiques et à l’influence des géants tech, pourrait voir d’un œil critique un rapprochement jugé parfois trop industriel. Le studio, dont le chiffre d’affaires a doublé récemment, prépare aussi des projets ambitieux comme l’adaptation d’Elden Ring par Alex Garland. Le pari consiste à intégrer l’IA pour repousser des limites créatives, sans altérer l’identité qui fait la force d’A24 auprès des fans de ciné et de pop culture.

Les prochains mois révéleront si ces outils techniques s’intègrent vraiment au service des histoires ou si les réserves persistent dans une industrie en pleine mutation.

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