Demain, votre robot de ménage pourra être contrôlé depuis Pékin : les USA ont dit non

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Les États-Unis resserrent la vis sur les technologies robotiques venues de l’étranger. L’administration Trump a décidé d’interdire l’importation des nouveaux modèles de robots humanoïdes et quadrupèdes, en invoquant des risques majeurs pour la sûreté du pays. Cette mesure s’inscrit dans une série de restrictions déjà appliquées aux drones et à certains équipementiers chinois.

Des risques jugés inacceptables pour la sécurité américaine

La Federal Communications Commission a inscrit ces appareils robotiques avancés sur sa liste des produits interdits d’importation. Selon les autorités, ces machines fabriquées à l’étranger pourraient créer des vulnérabilités dans les chaînes d’approvisionnement et exposer les infrastructures critiques à des menaces de cybersécurité. Un groupe de travail de la Maison Blanche a conclu que ces robots menaçaient directement « la sécurité et la sûreté des citoyens américains ». La majorité des modèles commercialisés outre-Atlantique proviennent en effet de Chine, où la production industrielle de ces technologies connaît une croissance rapide.

Des exemptions limitées et une relance industrielle domestique

Les robots déjà autorisés ou vendus aux États-Unis échappent à cette interdiction. Seuls les nouveaux modèles sont visés. Le ministère de la Défense peut toutefois accorder des dérogations pour les systèmes jugés sans risque. Parallèlement, plusieurs entreprises américaines accélèrent leur production locale : Boston Dynamics prévoit une usine capable d’assembler jusqu’à 30 000 unités par an, tandis que Tesla envisage de lancer la fabrication d’Optimus à Fremont et Austin. Figure AI assemble déjà ses machines en Californie. Les autorités précisent que même les robots montés sur le sol américain avec plus de 35 % de composants étrangers tombent sous le coup de la restriction.

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La riposte chinoise et les tensions commerciales persistantes

Pékin n’a pas tardé à réagir. Le ministère chinois des Affaires étrangères a dénoncé une tentative de « répression » des entreprises chinoises et qualifié la décision de protectionniste. Les autorités ont promis de prendre « toutes les mesures nécessaires » pour défendre leurs intérêts. Cette annonce s’ajoute à une série de mesures similaires prises contre les drones et les routeurs étrangers ces derniers mois. Elle reflète les rivalités croissantes entre les deux puissances dans le domaine de la robotique et de l’intelligence artificielle, au moment où les États-Unis cherchent à renforcer leur autonomie industrielle.

Dans ce contexte de rivalité technologique, la décision américaine vise à limiter les dépendances tout en encourageant l’innovation locale, sans pour autant bloquer les collaborations déjà établies avec les partenaires autorisés.

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