Tu utilises un IPTV “premium” pour la Ligue des Champions ? Ces 73 domaines vont être coupés dès le 22 août

À l’approche de la nouvelle saison de football, la justice française renforce sa lutte contre le piratage des droits sportifs. Canal+ vient d’obtenir gain de cause avec quatorze décisions rendues le 17 juillet dernier par le tribunal judiciaire de Paris, qui ordonnent le blocage de 73 sites de diffusion illégale.
Les contours de la décision judiciaire
Ces ordonnances visent spécifiquement les retransmissions de la Premier League et de la Ligue des champions, dont Canal+ détient les droits exclusifs. Le blocage doit prendre effet dès le 22 août 2026, juste avant le coup d’envoi des matchs. Au total, 26 domaines concernent la Ligue des champions et 47 la Premier League. Cette action s’inscrit dans une série de mesures qui ont déjà conduit au filtrage de plus de 15 200 noms de domaine ces quatre dernières années, montrant une intensification progressive des efforts contre les plateformes pirates.
Les intermédiaires techniques mis à contribution
La décision ne se limite pas aux fournisseurs d’accès internet comme Orange, SFR, Free et Bouygues Telecom. Elle impose aussi aux services DNS alternatifs (Google Public DNS, Cloudflare, Quad9 et DNS4EU) de bloquer la résolution des adresses concernées pour les utilisateurs français. Les moteurs de recherche Google et Bing doivent quant à eux déréférencer les sites listés. Une nouveauté notable réside dans l’implication de certains VPN, dont Proton VPN, CyberGhost et ExpressVPN, sommés de restreindre l’accès aux flux illégaux.
Vers une automatisation des blocages
Cette série de jugements marque la dernière grande opération sous le régime manuel actuel. Un système automatisé de blocage en temps réel est en préparation et a déjà été testé lors d’événements comme Roland-Garros ou la Coupe du monde. L’objectif est d’intervenir directement pendant les diffusions sans attendre une nouvelle décision judiciaire, ce qui devrait améliorer la réactivité face aux sites pirates qui changent souvent d’adresse. Parmi les domaines visés figurent par exemple empire-sport.live ou abcsport.tel, mais la liste complète inclut de nombreux sous-domaines et variantes.






