Des millions de vues en quelques jours : le teaser de Wildwood a déjà battu tous les records d’animation

Alors que l’animation numérique inonde les salles, un studio artisan vient de rappeler à tout le monde ce que le vrai savoir-faire peut encore accomplir. Wildwood, le prochain long-métrage de Laika, débarque avec une bande-annonce qui claque et un univers déjà plus vivant que la plupart des productions 2026.
Le studio de Coraline revient enfin, et ça se voit
Sept ans après Missing Link, Laika n’avait plus rien sorti. Le temps a servi. Travis Knight, qui avait déjà signé Kubo et l’armure magique, a pris le temps de peaufiner cette adaptation. Le résultat transpire dans chaque plan : des forêts d’une densité folle, des corbeaux qui transforment une ville en cauchemar, une sorcière dont le chagrin devient menace. C’est du stop-motion pur, rare à ce niveau de raffinement. Le teaser de mai a explosé les compteurs avec 90 millions de vues en quelques jours, un record pour un film entièrement animé. Cette nouvelle bande-annonce confirme que le studio n’est pas venu pour faire de la figuration.
Une adolescente, un frère volé et une forêt qui n’obéit à personne
L’histoire suit Prue, une jeune fille de Portland qui plonge dans Wildwood, un territoire interdit, pour récupérer son petit frère Curtis enlevé. Sur sa route, des clans en guerre, des créatures qu’on n’invente pas et un monde qui n’a rien à voir avec le nôtre. L’antagoniste principale, une sorcière qui a perdu son propre fils, donne une dimension tragique rarement vue dans l’animation familiale. Le roman de Colin Meloy, chanteur des Decemberists, et illustré par Carson Ellis, date de 2011. Quinze ans de gestation, c’est long, mais ça explique pourquoi chaque détail — des textures de bois aux expressions des marionnettes — semble avoir été sculpté à la main. Peyton Elizabeth Lee prête sa voix à Prue, Jacob Tremblay à Curtis et Mahershala Ali à Brendan. Le casting tient la route, sans starlette forcée.
Décembre 2026, un champ de bataille que Wildwood peut gagner
Le film arrive en France le 9 décembre, pile au moment où Avengers: Doomsday, Dune troisième partie, Astérix et le Royaume de Nubie et Violent Night 2 se bousculent. Sur le papier, c’est chargé. En réalité, Wildwood joue une autre partition : pas de CGI lisse, pas de franchise épuisée. Knight a déclaré que c’était le projet le plus ambitieux de l’histoire du studio, celui pour lequel il a attendu que Laika soit vraiment prête. Les précédents films du studio ont tous décroché une nomination aux Oscars. Ici, on sent que l’enjeu n’est plus seulement artistique, c’est une déclaration. Si le public suit, ce bijou artisanal pourrait bien devenir le film d’animation dont on parlera encore dans dix ans, quand les autres auront disparu des mémoires.






