Catastrophe vidéoludique de 2025, ce jeu tente le miracle façon Cyberpunk 2077 avec une mise à jour qui promet tout effacer

Scène de tir dans un jeu vidéo sous la pluie.

Tu te souviens de MindsEye ? Ce jeu qui promettait de révolutionner le genre action-cinématique en juin 2025, et qui s’est vite transformé en cauchemar pour les joueurs et les développeurs eux-mêmes.

Créé par Leslie Benzies, ancien cerveau derrière la saga Grand Theft Auto, le titre de Build A Rocket Boy a vu sa réputation s’effondrer dès le lancement : bugs permanents, optimisation catastrophique et un nombre de joueurs simultanés sur Steam qui n’a jamais dépassé 3 300.

Huit mois plus tard, le studio tente le tout pour le tout avec la mise à jour 7, espérant transformer un naufrage en succès digne de Cyberpunk 2077. Mais peut-on vraiment redresser un Titanic vidéoludique ?

Un « reset » technique pour une seconde chance

Le PDG Mark Gerhard n’y va pas par quatre chemins : cette mise à jour massive est présentée comme un « reset de la marque ». L’objectif est simple : corriger les erreurs du passé et enfin livrer la vision originale du studio. Et sur le papier, le patch note est ambitieux. L’intelligence artificielle ennemie est enfin digne d’un jeu moderne, la campagne narrative est fluidifiée, et la navigation des missions a été repensée pour limiter la frustration.

Pour séduire les joueurs restants, Build A Rocket Boy a même ajouté du contenu inédit : la « Silva E-Series », une course urbaine scénarisée pour les possesseurs de l’édition Deluxe. Et si tout se passe bien, une extension future ajoutera un mode multijoueur via la plateforme ARCADIA. Tu vois le tableau : c’est le coup de poker ultime pour transformer un échec industriel en petite success story de rédemption.

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Voiture noire sur route de nuit éclairée.

Entre scandales et indifférence

Mais le chemin de la rédemption est semé d’embûches. Contrairement à Cyberpunk 2077, qui avait une base massive de joueurs et un univers apprécié, MindsEye souffre d’un déficit d’intérêt critique. À peine 33 joueurs se sont connectés simultanément dans les 24 heures suivant le déploiement de la mise à jour.

Et ça, c’est avant de mentionner les problèmes internes : licenciements massifs (près de 300 employés), accusations de gestion toxique et de micromanagement destructeur. Leslie Benzies a pointé du doigt des « saboteurs » internes, tandis que son nom a été mêlé à une controverse liée aux fichiers Epstein – qu’il nie fermement. Pour couronner le tout, son partenaire d’édition IO Interactive se serait retiré du projet. Bref, ce « reset » ressemble plus à une opération de survie qu’à une renaissance.

Une seconde chance… mais à quel prix ?

Le destin de MindsEye reste incertain. La mise à jour 7 est ambitieuse, mais la communauté et la presse semblent sceptiques. Redresser un jeu tombé aussi bas nécessite plus qu’un patch : il faut regagner la confiance et réinjecter de la vie dans un univers que peu ont eu envie de découvrir.

Pour toi, joueur curieux ou nostalgique des promesses manquées, c’est peut-être le moment idéal pour jeter un œil et juger si MindsEye mérite sa seconde chance, ou s’il est condamné à rester l’exemple ultime de la chute d’un jeu surmédiatisé.

Mais, faut l’avouer, aucune refonte ne gomme facilement un lancement raté ni un management bancal.

Curieux de voir si cet OVNI vidéoludique va (enfin) muter ou finir dans les limbes ? Perso, je garde le pop-corn pas loin…

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13 commentaires

  1. 33 joueurs en pleine journée, ça fait vraiment peur pour la survie du jeu… j’avais pas capté que c’était à ce point.

  2. 33 joueurs après un patch pareil ? Ça sent la galère totale…
    Curieux de voir si la Silva E-Series vaut le coup quand même.

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