Cairn : le jeu d’escalade qui mélange art, vertige et sueur froide avec une précision chirurgicale

Alpiniste grimpe une paroi rocheuse escarpée.

Te voilà face à un défi inattendu : et si gravir une montagne te bouleversait plus que la dernière saison de ta série préférée ?

Entre pressions intérieures et failles physiques, certains parcours demandent bien plus que du muscle. Ici, la moindre erreur se paie cash, et le doute grimpe aussi vite que toi.

Sensations fortes garanties : je te raconte une expérience où le cœur bat presque plus fort que les mollets.

Prêt à découvrir ce qui te fera peut-être lâcher ta manette de stress ?

Une ascension qui parle autant à tes mains qu’à ton esprit

Dans Cairn, tu ne grimpes pas par automatisme. Chaque mouvement compte. Tu poses une main, puis l’autre, ensuite un pied, puis le second, en scrutant la roche à la recherche de la moindre aspérité salvatrice. La montagne ne pardonne rien et Avaa n’a rien d’une super-héroïne. Mal positionnée, elle tremble, s’épuise, puis chute. Parfois fatalement.

Mais cette exigence n’est pas gratuite. Elle sert le propos du jeu. Cairn raconte son histoire avec pudeur, à travers quelques messages audio, des rencontres et des fragments de passé. Ce récit, discret mais puissant, finit par te renvoyer à tes propres émotions. C’est un peu Kaizen, mais sans Inoxtag : une quête intime, silencieuse, presque obsessionnelle.

Aventurier face à une cascade rocheuse.

Une direction artistique qui te coupe littéralement le souffle

Si Cairn s’imprime si fort dans ta mémoire, c’est aussi grâce à sa direction artistique somptueuse, signée Mathieu Bablet. Le cel-shading donne vie à des décors qui semblent dessinés à la main, avec une verticalité vertigineuse et des panoramas à te faire oublier le danger… juste avant qu’il ne te rattrape.

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La distance d’affichage renforce cette sensation d’échelle démesurée, au point de rappeler constamment à quel point tu es insignifiant face à la nature. Sur PS5, quelques chutes de framerate peuvent survenir, mais tu les acceptes volontiers tant l’immersion est totale. Tu te sens minuscule, écrasé, fasciné.

Survivre, c’est aussi savoir renoncer et patienter

Cairn ne se limite pas à l’escalade pure. Tu dois gérer la faim, la soif, le froid et un sac à dos ridiculement petit. Chaque objet devient un dilemme. Est-ce que tu gardes ce piton ou cette ration ? Est-ce que tu explores ce recoin au risque de t’épuiser ?

Heureusement, la montagne sait parfois s’adoucir. Des zones plus plates, des grottes, des points d’eau offrent des respirations bienvenues. Ces phases plus contemplatives cassent le rythme sans jamais annuler la tension. Et quand tu repars à l’assaut d’une paroi interminable, le vertige revient. Tu doutes, tu souffles, tu paniques… puis tu continues. Parce que Cairn réussit un exploit rare : te faire ressentir exactement ce que vit Avaa. La peur, l’émerveillement, l’épuisement, puis cette délivrance intense quand tu atteins enfin un point sûr. Une aventure rude, belle et inoubliable.

À l’heure actuelle, Cairn promet un savoureux mélange d’escalade réaliste, de défis stratégiques et de plongée dans la psyché d’Aava, portée par une narration soignée.

Mais attention, la difficulté et l’exigence pourraient en décourager les moins patients (la grimpe, ça pardonne pas !).

Alors, prêt à défier le Mont Kami et, accessoirement, à explorer tes propres limites ?

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5 commentaires

  1. Le passage sur la gestion du sac à dos m’a bien parlé, c’est ce genre de détails qui rend le jeu réaliste et stressant. J’imagine déjà hésiter entre ration et pitons, ça rajoute vraiment de la tension.

  2. Ce passage sur la gestion du sac à dos minuscule m’a vraiment parlé, ça ajoute une vraie tension au jeu, obligé de choisir entre piton ou ration, trop réaliste !

  3. J’ai trouvé le dilemme du sac à dos super réaliste, ça ajoute une vraie pression stratégique. Ça doit pas être évident de choisir quoi garder ou laisser.

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