Ce radar de chevet sait si tu ronfles… même si tu dors à deux

Les amateurs de tech cherchent sans cesse des moyens simples pour mieux comprendre leurs nuits. La Sleepal propose une solution originale : une lampe de chevet qui suit le sommeil à distance, sans montre, bague ou bracelet. Après un mois d’essai, voici ce que ce gadget apporte réellement aux geeks curieux de données précises et de confort maximal.
Une technologie radar au service du repos
Le dispositif repose sur un radar à ondes millimétriques de 60 GHz capable de détecter mouvements et signaux physiologiques depuis la table de nuit. Des capteurs acoustiques, thermiques et environnementaux complètent l’ensemble pour enregistrer heures d’endormissement, phases de sommeil, rythme cardiaque, respiration, mouvements et même ronflements. L’application compile ensuite température, humidité, luminosité et niveau sonore de la chambre. Le tout forme des graphiques, tendances et un score global, accompagnés de suggestions personnalisées. La lampe reste par ailleurs fonctionnelle pour lire le soir ou simuler un lever en douceur grâce à sa lumière progressive et son haut-parleur intégré.
Un mois de suivi sans contact convaincant
Sur les éléments faciles à vérifier, les résultats tiennent la route. Les horaires de coucher et lever s’avèrent extrêmement précis, même lors de longues lectures au lit. La position de sommeil est bien identifiée, confirmant une habitude latérale avec très peu de rotations. Le suivi sans objet à porter constitue le vrai atout : plus besoin de recharger ou de supporter un accessoire pendant la nuit. Cette simplicité encourage un usage régulier sur plusieurs semaines, idéal pour repérer des tendances réelles plutôt que des anomalies isolées. Quelques éveils très brefs apparaissent toutefois dans les relevés, ce qui soulève la question de leur exactitude.
Données riches, abonnement et limites
La quantité d’informations impressionne : durée totale, interruptions, régularité, respiration, variabilité cardiaque, position et conditions ambiantes. Les sportifs ou personnes en quête d’optimisation y trouveront un intérêt certain pour ajuster récupération et habitudes. Le produit ne remplace pas un examen médical, mais peut signaler des ronflements ou réveils fréquents et inciter à consulter. En revanche, pour qui dort déjà bien, l’attrait s’estompe après les premières semaines. Le principal frein reste l’abonnement requis pour accéder aux rapports détaillés des phases de sommeil et à la détection des ronflements, même si les scores de base et fonctions lampe restent disponibles gratuitement. Après trois ans offerts aux premiers contributeurs Kickstarter, le tarif mensuel avoisine les 5 euros, comparable à d’autres solutions connectées. La précision des phases légères, profondes et paradoxales repose sur une étude interne affichant 78,5 % de concordance avec la polysomnographie chez les personnes en bonne santé, un chiffre encourageant mais à relativiser car financé par le fabricant.





