Créer des assets de jeu avec l’ia : guide de survie avec midjourney et dall-e

Réunion équipe devant ordinateurs dans un bureau moderne.

T’as forcément vu passer le délire autour de l’intelligence artificielle générative. C’est simple, on n’entend plus que ça. Et dans le monde du jeu vidéo, ce n’est pas juste du vent : c’est une lame de fond qui est en train de tout chambouler. Pour te donner une idée, près de 90% des développeurs de jeux se servent déjà d’outils comme Midjourney et DALL-E. Non, ce n’est pas une stat sortie d’un chapeau, ça montre juste que ces technologies sont devenues aussi indispensables qu’une bonne sauvegarde avant un boss.

Le but ici, c’est pas de te vendre un rêve ou de crier au génie. On va décortiquer ensemble ce que ces outils ont vraiment dans le ventre pour la création d’assets, comment ils transforment le boulot des créateurs, mais aussi où sont les pièges. Parce que si l’IA peut pondre des visuels à la vitesse de la lumière, elle ne remplacera pas ta créativité. Du moins, pas tout de suite.

Midjourney, l’artiste un peu bourré mais génial

Midjourney, c’est la nouvelle coqueluche des game designers, surtout pour tout ce qui est visuels en 2D. Le principe est bête comme chou : tu lui balances une phrase (un « prompt »), et il te sculpte une image avec un style artistique bien à lui. C’est l’outil parfait pour créer des assets qui ont de la gueule, du pixel art pour ton RPG indé jusqu’aux illustrations les plus barrées.

Le moteur de la bête, c’est un modèle d’apprentissage qui a bouffé des millions d’images pour apprendre à dessiner. En lui précisant des trucs comme « dans le style art nouveau » ou « ambiance cyberpunk », tu peux orienter ses créations pour qu’elles collent parfaitement à l’univers de ton jeu.

Le hic, c’est que Midjourney est parfois un peu tête en l’air. Demande-lui de créer une série d’images cohérentes, et tu risques de te retrouver avec des variations qui t’obligeront à sortir Photoshop pour tout harmoniser. C’est le prix à payer pour son côté « artiste » un peu imprévisible.

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Tuto rapide pour dompter la bête

Imaginons que tu veuilles créer un sprite de guerrier en pixel art. Voilà comment faire simple :

  1. Balance ta commande : Sur Discord ou leur site, tu lances un prompt détaillé, du genre : « sprite de guerrier fantasy en pixel art, armure en plaques, épée à deux mains, profil ».
  2. Fais ton marché : Midjourney te propose quatre options. Tu choisis celle qui te plaît le plus.
  3. Affine le bestiau : Tu peux ensuite lui demander des variations ou améliorer la résolution pour obtenir le sprite parfait.

En clair, Midjourney est un allié de poids pour prototyper vite, expérimenter des styles et enrichir visuellement un projet sans y passer des semaines. Son style moins photoréaliste mais plus marqué est une vraie force.

DALL-E, le photographe obsessionnel-compulsif

Si Midjourney est un artiste, DALL-E, le joujou d’OpenAI, est un technicien hors pair. Sa grande force, c’est le photoréalisme. Il excelle à créer des images si détaillées qu’on les croirait tout droit sorties d’un appareil photo. En plus, avec son intégration de ChatGPT, tu peux affiner tes demandes avec une précision chirurgicale.

Pour un game designer, c’est le pied. Besoin d’une texture de pierre volcanique ultra-réaliste pour ton prochain jeu d’aventure ? Au lieu de galérer des heures sur des logiciels complexes, tu briefes DALL-E, et il te sort ça avec une fidélité bluffante. C’est un gain de temps monumental, surtout pour les concept arts ou les textures PBR.

Les images générées s’intègrent ensuite sans prise de tête dans des moteurs comme Unity ou Unreal. Tu les exportes, tu les importes, et voilà. Le workflow est simplifié, les délais de prod’ raccourcis. Petit bémol, comme son cousin Midjourney, il peut parfois perdre le fil si tu lui demandes une longue série d’images cohérentes.

Pour faire simple, si Midjourney est le peintre expressionniste que tu embauches pour capturer l’âme d’une scène, DALL-E est le photographe de guerre qui documente la réalité avec une précision clinique. Chacun son job.

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Le match : Midjourney l’artiste contre DALL-E le technicien

Alors, qui choisir pour tes assets de jeu ? Ça dépend de ce que tu cherches. Pour t’aider à y voir clair, voici un face-à-face rapide :

Critère Midjourney DALL-E
Qualité des Assets Stylisés, artistiques, forte personnalité Photoréalistes, détails précis, rendu propre
Prise en main Communauté Discord, approche « artistique » des prompts Intégration ChatGPT, prompts plus logiques et structurés
Tarifs Abonnement mensuel Système de crédits, avec une offre gratuite limitée
Points faibles Manque de cohérence en 3D, moins réaliste Questions de droits d’auteur plus floues

Pour un développeur indépendant, ces outils sont une bénédiction. C’est comme avoir un studio d’art dans sa poche sans avoir à vendre un rein. Pour les gros studios, c’est un stéroïde pour la pré-production qui permet de tester mille idées sans ralentir la machine.

Attention, ça ne veut pas dire que l’IA remplace le talent humain. C’est un marteau surpuissant, mais il te faut toujours un architecte pour dessiner les plans de la maison. Ces outils libèrent du temps pour que les artistes se concentrent sur ce qui compte vraiment : la vision globale et la cohérence.

Comment on intègre ces joujoux dans la vraie vie ?

L’idée, c’est pas d’appuyer sur un bouton et de voir le jeu se créer tout seul. Ces IA s’intègrent dans un pipeline de production bien huilé. On parle déjà que d’ici 2026, 80% des assets d’un jeu pourraient être générés par une IA. Info à prendre avec des pincettes, évidemment, surtout venant de ceux qui vendent les pelles pendant la ruée vers l’or.

D’autres outils comme Stable Diffusion, RunwayML ou Adobe Firefly viennent compléter ce tableau, chacun avec ses spécialités. Le véritable enjeu n’est pas une guerre entre l’homme et la machine, mais une collaboration. L’IA gère les tâches répétitives et volumineuses, tandis que les humains gardent le contrôle créatif et stratégique.

L’art de bien causer à une IA (pour qu’elle arrête de faire n’importe quoi)

Parler à une IA, c’est un peu comme donner des ordres à un génie de la lampe qui prend tout au premier degré. Il faut être précis. Au lieu de « un château », dis-lui « un château médiéval en ruines sur une colline brumeuse, au crépuscule, style peinture à l’huile ». Chaque mot compte.

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Maîtriser les paramètres spécifiques de chaque outil est aussi un super pouvoir. Des options comme –chaos (plus de folie), –ar (le format de l’image) ou –no (pour exclure des éléments) sont tes meilleures amies. N’hésite pas à explorer des sites comme Promptbase pour trouver l’inspiration.

Quelques exemples pour la route :

  • Pour un logo : « logo minimaliste pour une guilde de jeu de rôle nommée ‘Les Gardiens du Pixel’, icône de bouclier 8-bit, couleurs bleu et argent ».
  • Pour un personnage : « concept art d’un mage elfe-noir, armure de cuir sombre, tenant un bâton brillant d’une lueur violette, style réaliste sombre ».
  • Pour un décor : « environnement de cité futuriste sous une pluie battante, néons réfléchis sur le sol mouillé, ambiance Blade Runner ».

Une petite astuce de sioux : donne une image à l’IA et demande-lui de la décrire. Ça t’aidera à comprendre comment elle « pense » et à écrire de bien meilleurs prompts par la suite.

Le côté obscur : éthique, pognon et droits d’auteur

Bon, tout n’est pas rose au pays de l’IA. Ces outils géniaux amènent leur lot de problèmes bien réels. Le plus gros bordel, c’est le droit d’auteur. À qui appartient une image créée par une IA ? Pour l’instant, c’est le Far West juridique, et beaucoup de développeurs flippent à juste titre.

Il y a aussi la question des biais. Les IA sont entraînées sur des montagnes de données existantes, et elles peuvent reproduire les stéréotypes qu’elles y trouvent. Et bien sûr, quid de l’emploi ? Si une IA peut faire le travail de dix graphistes, que deviennent-ils ? C’est un débat qui ne fait que commencer.

Au final, ces IA sont des outils incroyablement puissants, une sorte de nouveau pinceau, plus rapide, plus bizarre, mais qui ne peindra jamais rien de grand sans un artiste pour le tenir. Le vrai défi, ce n’est pas d’apprendre à prompter, mais de continuer à avoir des idées qui défoncent. Et pour ça, désolé, il n’y a pas encore de mise à jour disponible.

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3 commentaires

  1. 90% des développeurs utilisent ces IA ? Ça donne une idée de la révolution en cours, j’avais pas capté à ce point !

  2. 90% des devs utilisent déjà ces outils ? C’est énorme ! J’aurais jamais cru que ça serait si vite adopté…

  3. J’avais pas capté que 90% des devs utilisaient déjà Midjourney et DALL-E, ça montre à quel point c’est devenu essentiel vraiment.

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