Dans 6 mois, 90 % des chansons IA sur Spotify pourraient être invisibles : voici pourquoi

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La plateforme Suno, spécialisée dans la création de chansons par intelligence artificielle, renforce ses dispositifs pour limiter les détournements. L’objectif est clair : empêcher que ses outils servent à inonder les services de streaming avec des titres fictifs générés en masse et monétisés frauduleusement.

Des technologies de traçage plus robustes

Le cofondateur Mikey Shulman a détaillé l’introduction de filigranes audio et d’empreintes numériques. Ces systèmes permettront aux plateformes musicales de repérer plus aisément les morceaux issus de Suno, même une fois diffusés ailleurs sur le web. L’idée est de faciliter la remontée à la source en cas de suspicion d’abus, tout en préservant la qualité d’écoute pour les utilisateurs légitimes.

Encadrement des exports massifs et mises à jour des règles

Une nouvelle politique de téléchargement va restreindre les exports massifs de titres. Cette mesure cible particulièrement les comptes qui génèrent des centaines ou milliers de chansons avant de les uploader sur les plateformes de streaming, souvent avec l’aide de bots pour gonfler les écoutes. Un cas récent aux États-Unis a illustré les risques : un individu a plaidé coupable après avoir utilisé des centaines de milliers de pièces IA et des milliards de faux streams, percevant plus de 8 millions de dollars de royalties. Suno souligne que ces changements n’affecteront pas les usages personnels ou professionnels honnêtes.

Contexte juridique tendu et interdictions renforcées

Parallèlement, Suno a clarifié ses règles communautaires en interdisant formellement les arnaques, le spam, les faux engagements, les sons présentés comme authentiques alors qu’ils sont générés, les copies d’œuvres existantes et l’emploi non autorisé de contenus protégés ou de voix de personnes réelles. Ces annonces interviennent dans un contexte judiciaire chargé : Universal Music Group et Sony Music poursuivent la start-up pour utilisation présumée d’enregistrements protégés lors de l’entraînement des modèles, tandis qu’un tribunal allemand a récemment donné raison à la GEMA sur une violation de droits d’auteur. Suno conteste cette décision et envisage un recours.

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