De Madrid à Bruxelles : la grande purge européenne des trottinettes est lancée !

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Bruxelles a décidé de retirer les trottinettes électriques partagées de ses rues à partir du 1er janvier 2027. Cette mesure vise à répondre à des problèmes persistants de sécurité et d’usage abusif qui s’aggravent année après année.

Les motifs avancés par les autorités

Le gouvernement régional cite trois motifs principaux : l’augmentation des accidents, les désagréments pour les autres usagers de la voirie et l’exploitation de ces engins par des réseaux criminels. Les trottinettes partagées ont notamment été impliquées dans une série de fusillades, permettant aux trafiquants de s’échapper plus facilement lors d’interventions policières.

Les licences des opérateurs Bolt et Dott expireront fin 2026 sans renouvellement. En revanche, le système de vélos partagés Villo! sera conservé et modernisé avec des modèles électriques et des stations fixes.

Une hausse marquée des incidents

Les données chiffrées soulignent une tendance préoccupante. En 2025, au moins 666 personnes ont été blessées dans des accidents impliquant des trottinettes électriques à Bruxelles, soit une progression de 26 % par rapport à 2024. Ces chiffres persistent malgré des règles instaurées dès 2022, dont un âge minimum de 16 ans, un maximum de deux personnes par engin et une vitesse limitée à 20 km/h.

La ministre de la Mobilité Elke Van den Brandt a rappelé les statistiques de l’institut Vias : le risque d’accident est 93 fois plus élevé en trottinette électrique qu’en voiture. Elle a également souligné la fréquence des traumatismes crâniens et le faible taux de port du casque (20 % chez les utilisateurs de trottinettes contre 71 % chez les cyclistes).

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Les opérateurs réagissent et comparent avec d’autres villes

Bolt et Dott expriment leur déception et craignent que la suppression du service partagé ne pousse les utilisateurs vers des modèles privés, plus difficiles à encadrer. Dott souligne une demande réelle avec plus de 4,3 millions de trajets réalisés en 2025, en hausse de 10 %, et environ 225 000 utilisateurs sur l’année.

Guillaume Burland, porte-parole de Bolt pour le Benelux, regrette que les versions partagées et privées soient souvent confondues alors qu’elles présentent des différences fondamentales en matière de traçabilité et de régulation. Bruxelles rejoint ainsi Paris, qui avait banni les flottes partagées en 2023, ainsi que Madrid, Prague et Melbourne.

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