Fin des disques PS : cette plainte de 450M pourrait FORCER Sony à reculer

manette playstation mains gaming

La transition vers le tout numérique s’accélère chez Sony. Alors que la firme japonaise annonce l’arrêt définitif de la production de jeux physiques pour Playstation début 2028, une organisation de consommateurs aux Pays-Bas riposte avec une action collective chiffrée à plus de 400 millions d’euros. Ce virage soulève des questions sur les prix, la propriété des jeux et l’avenir des boutiques spécialisées.

Fin programmée des supports physiques pour les nouveautés Playstation

À compter de janvier 2028, les nouveaux titres sortis sur consoles Playstation ne seront plus disponibles sur disque. Les galettes existantes continueront d’être vendues ou rééditées, mais toute sortie récente passera exclusivement par le PlayStation Store ou des boîtes contenant un simple code de téléchargement. Cette évolution s’inscrit dans une stratégie progressive amorcée avec la PS5 sans lecteur en standard et sa version Slim dotée d’un lecteur USB optionnel. La PS5 Pro va dans le même sens, laissant entrevoir une PS6 entièrement dématérialisée.

Action collective néerlandaise et accusations de « taxe Sony »

La fondation Stichting Massaschade & Consument porte l’affaire sous le nom Fair PlayStation. Elle représente 1,7 million de joueurs aux Pays-Bas et réclame plus de 400 millions d’euros, soit environ 457 millions de dollars. Les plaignants reprochent à Sony d’exploiter une position dominante, estimée autour de 80 % du marché console aux Pays-Bas, pour imposer des prix artificiellement élevés. Les jeux numériques coûteraient en moyenne 47 % de plus que leurs équivalents physiques, une différence qualifiée de « Sony tax ». La présidente Lucia Melcherts déclare : « No discs means no second-hand market and no alternative to the PlayStation Store, so from 2028, Sony alone decides what a game costs and even how long you are allowed to use it. »

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Effets concrets sur les joueurs et le marché français

En France, le segment physique représentait encore environ 12 % des ventes de logiciels en 2024, mais la part du numérique approche désormais les 80 % sur Playstation selon les données récentes de l’industrie. Sans disques, la revente d’occasion et les prêts entre amis disparaissent pour les nouveautés. Les jeux deviennent de simples licences liées à un compte, potentiellement supprimées si le service ferme ou si les droits de diffusion expirent. Cette évolution touche aussi les détaillants spécialisés qui dépendent encore du marché secondaire. D’autres procédures existent ailleurs : une action britannique revendique près de 2 milliards de livres, tandis qu’aux États-Unis un accord de plusieurs millions de dollars a été validé concernant les codes vendus par des tiers.

Le paysage du jeu se redessine rapidement. Les consommateurs, habitués à collectionner ou revendre leurs titres, doivent s’adapter à un modèle où la possession tangible cède la place à l’abonnement et au téléchargement. Les régulateurs européens surveillent de près ces pratiques pour préserver un équilibre entre innovation et droits des joueurs.

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