John Gore Studios met la main sur Deep Fusion : l’IA débarque en mode boss dans le cinéma

Collaboration équipe autour de table numérique futuriste.

Tu pensais que l’intelligence artificielle allait se contenter de te proposer “un film à regarder pendant que tu scrolles” ? Raté. Cette semaine, elle vient de gagner un nouveau pouvoir : entrer directement dans la fabrique des films et des séries, avec une acquisition qui sent bon le futur (et un peu l’angoisse des puristes).

John Gore Studios vient de prendre une participation majoritaire dans Deep Fusion Films, une boîte britannique qui s’est fait un nom en injectant de l’IA au cœur de la production audiovisuelle. Et quand un studio se met à acheter un “atelier d’IA”, c’est rarement pour faire joujou.

Qui achète qui, et pourquoi ça compte

Le deal est simple sur le papier : John Gore Studios (le studio lancé récemment par le producteur John Gore, connu pour ses cartons côté Broadway) récupère la majorité de Deep Fusion Films.

Traduction pour rôlistes : un gros joueur vient d’ajouter un nouveau module à sa fiche de personnage. Pas un +1 en charisme. Un vrai sort d’optimisation de production qui peut toucher l’écriture, la prépa, le tournage, la post-prod… et la façon dont on parle du “réel” à l’écran. Pour aller plus loin, consultez notre guide sur un vrai sort d’optimisation.

Point important : Deep Fusion garde son équipe senior et continue de porter ses propres projets. Ce n’est pas un “absorbé, digéré, merci bonsoir”. C’est plutôt une alliance où le studio récupère des outils et des workflows maison.

Deep Fusion Films : les alchimistes de l’IA (version “éthique”)

Deep Fusion a été fondée en 2023 par Ben Field (producteur-réalisateur et spécialiste IA), avec Jamie Anderson (CCO) et Andrew Keats (executive chair).

Leur positionnement est clair : ils veulent faire de l’IA de production sans partir en roue libre façon “on a cloné ton acteur préféré, bisous”. Ils se sont même retrouvés à conseiller des instances du secteur au Royaume-Uni : Pact (organisation des producteurs) et Equity (syndicat d’artistes).

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Et ils ne vendent pas juste un discours : ils développent aussi une suite d’outils pensée pour accélérer certains passages de la chaîne de fabrication.

Le CV qui fait tilt chez les cinéphiles

Deep Fusion n’est pas arrivée hier avec une démo floue. Ils ont déjà bossé sur des projets où l’IA n’est pas un gadget planqué dans un coin.

  • Hammer Heroes: Legends and Monsters : un projet lié à l’anniversaire des 90 ans de Hammer, avec l’usage de l’IA pour ramener Peter Cushing à l’écran.
  • Virtually Parkinson : un podcast qui recrée le style d’interview de Michael Parkinson via l’IA.
  • Hunt: We Need to Talk About James : un documentaire long format sur James Hunt (F1), annoncé comme un film d’environ 90 minutes.

Oui, on est déjà au niveau “nécromancie numérique” et “imitation de voix/ton”. Donc oui, ça ouvre des portes créatives. Oui, ça grince aussi.

Ce que l’IA change vraiment sur un plateau (sans te vendre du rêve creux)

Quand on parle d’IA dans l’audiovisuel, on confond souvent trois trucs : les effets visuels, les recommandations d’algo, et les outils de production. Deep Fusion se place surtout dans cette troisième zone : faire gagner du temps et fluidifier des étapes.

Concrètement, l’IA peut (selon les usages) aider à :

  • Prévisualiser des séquences plus vite (storyboards, animatics, tests de mise en scène).
  • Accélérer la post-production (nettoyage, versions, repérage de rushes, organisation).
  • Prototyper des idées sans cramer la moitié du budget sur un “test” qui finira à la poubelle.

Et c’est là que ça devient intéressant : moins de friction technique peut vouloir dire plus d’itérations créatives. Ou plus de pression pour livrer trois fois plus vite. Tu vois le double tranchant.

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Le vrai débat : l’outil, la main, et le fantôme de l’acteur

John Gore résume sa ligne : l’industrie change, les outils évoluent, mais le cœur reste le talent, l’imagination et la collaboration. Sur le papier, c’est clean. Dans la vraie vie, ça dépend surtout de deux choses :

  • Le consentement : qui a le droit d’utiliser quoi (visage, voix, style, archives) et dans quelles conditions ?
  • La valeur du travail : est-ce que l’IA sert à enlever du boulot pénible… ou à remplacer des humains “parce que c’est moins cher” ?

Et pour nous, geeks/cinéphiles, il y a la question bonus : est-ce que le cinéma va gagner un nouveau pinceau… ou se retrouver avec un filtre “Blockbuster 12” appliqué sur tout ?

Pourquoi John Gore Studios joue cette carte maintenant

John Gore Studios s’est construit un portefeuille de labels plutôt musclé, avec notamment Hammer Films, KFilm et Silver Salt Restoration. Ils ont aussi lancé le studio avec une CEO identifiée, Hilary Strong, et des projets déjà annoncés.

Ajouter Deep Fusion à l’équation, c’est logique : ça donne une machine interne capable de fabriquer et pas juste de financer. Un studio qui contrôle ses outils contrôle aussi sa vitesse, sa flexibilité… et une partie de son futur.

Petit détail révélateur : l’acquisition a été menée par Jonathan Lack, Chief Acquisition Officer. Ça ressemble à une stratégie, pas à un coup de tête.

Ce que tu peux surveiller dès maintenant

  • Les prochains projets “marqués” Deep Fusion : est-ce que l’IA sera visible à l’écran, ou surtout dans les coulisses ?
  • La façon dont ils cadrent l’IA éthique : chartes, pratiques, transparence, rémunération des ayants droit.
  • Le signal envoyé au reste de l’industrie : si ce modèle marche, d’autres studios vont vouloir leur propre “guilde d’IA” en interne.
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On est à un moment où l’IA arrête d’être un débat de plateau Twitch et devient une ligne budgétaire et un choix artistique au quotidien. Et quand ça arrive, la pop culture ne change pas par petites touches : elle bascule. Reste à savoir si ce sera en mode upgrade… ou en mode glitch permanent. Notre article sur l’IA arrête d’être un débat complète parfaitement cette lecture.

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15 commentaires

  1. Le projet Hammer Heroes avec Peter Cushing virtuel, ça me laisse vraiment perplexe… Ça va poser un paquet de questions éthiques à mon avis.

  2. Le truc avec Peter Cushing est flippant et fascinant en même temps. J me demande jusqu’où ils peuvent vraiment aller sans franchir la ligne éthique.

  3. Le truc avec Hammer Heroes qui ressuscite Peter Cushing, ça me parait un peu flippant… mais aussi fascinant. J’me demande jusqu’où ça peut aller sans devenir creepy.

  4. Ramener Peter Cushing à l’écran avec l’IA, c’est fou comme ça repousse les limites. Mais est-ce que ça dénature pas un peu l’authenticité du cinéma ?

  5. L’idée de garder l’équipe senior de Deep Fusion me rassure un peu, ça évite le côté infiltration totale. Mais ça sent quand même les grosses boulettes en mode ‘clone ton acteur préféré’ à venir…

  6. Le coup du projet pour ramener Peter Cushing à l’écran, franchement ça fait flipper et fascinant à la fois… ça pose grave des questions éthiques, non ?

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