Les xénobots sont là et la réalité vient de gifler la science-fiction

Figurines moléculaires colorées sur boîte de Petri.

On a tous fantasmé, ou flippé, devant des scénarios de SF où des machines prennent vie. Mais si je te disais que des scientifiques ont déjà créé des organismes programmables à partir de cellules vivantes ? Non, ce n’est pas le pitch d’un nouveau film de Cronenberg, mais la réalité bien tangible des xénobots.

C’est quoi ce nouveau délire biologique ?

Oublie les boulons et les circuits imprimés. Un xénobot, c’est un « robot » entièrement biologique. Des chercheurs ont prélevé des cellules souches sur des embryons de grenouilles (des Xenopus laevis, d’où le nom), et ont laissé une intelligence artificielle déterminer comment les assembler pour accomplir une tâche précise. Le résultat ? Des amas de quelques milliers de cellules, de moins d’un millimètre de large, qui peuvent être considérés comme de toutes nouvelles créatures.

En gros, on a donné des LEGOs vivants à une IA super puissante en lui disant : « Construis-moi un truc qui bouge ». Et elle l’a fait. Ces petites bestioles cellulaires ne sont ni des robots traditionnels, ni des animaux connus. C’est une catégorie complètement à part, qui redéfinit ce qu’on croyait savoir sur la vie et la machine.

OK, mais ça sert à quoi un mini-blob vivant ?

Pour l’instant, leurs capacités sont rudimentaires, mais déjà hallucinantes. Les xénobots peuvent se déplacer de manière autonome, en groupe ou seuls, et même transporter des micro-charges. Imagine-les comme des livreurs microscopiques dans ton propre corps. L’une des propriétés les plus dingues, c’est leur capacité à s’auto-réparer. Tu les coupes en deux, et hop, ils se reforment. Le T-1000 peut aller se rhabiller.

Mais le plus fou, c’est leur mode de reproduction. Dans une expérience, les xénobots ont commencé à rassembler des cellules souches libres dans leur boîte de Pétri pour construire, de leur propre initiative, de nouveaux xénobots fonctionnels. Une sorte de reproduction façon Pac-Man qui assemble ses propres clones. Flippant et fascinant.

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Entre révolution médicale et dilemme éthique

Évidemment, qui dit « forme de vie programmable » dit aussi questions éthiques vertigineuses. Faut-il mettre des limites ? Qu’est-ce qui se passe si ces créatures évoluent de manière imprévue ? On est en plein territoire à la ‘Jurassic Park’, où la science, tellement préoccupée par sa capacité à faire quelque chose, n’a pas réfléchi si elle devait le faire.

Pourtant, le potentiel est immense. On parle de xénobots capables de nettoyer les microplastiques dans les océans, de gratter le cholestérol de nos artères ou de délivrer des traitements anti-cancer avec une précision chirurgicale. Les possibilités semblent infinies, pour le meilleur comme pour le pire.

La frontière entre le vivant et l’artificiel est officiellement pulvérisée. On ne sait pas encore si les xénobots seront les héros discrets de la médecine de demain ou le début d’un futur que même les auteurs de SF n’ont pas osé imaginer. Une chose est sûre, on vit une époque absolument dingue.

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2 commentaires

  1. Ce truc de xénobots qui s’auto-réparent comme des Terminators, c’est complètement fou. J’me demande si ça pourra vraiment soigner sans poser de souci éthique par la suite.

  2. La capacité d’auto-réparation des xénobots m’a scotché, ça ouvre un sacré champ d’applications. Par contre, la reproduction façon Pac-Man, ça fait un peu trop film d’horreur, non ?

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