L’État français dégaine Visio, son arme secrète pour pulvériser Zoom et Teams

Tu en as marre de jongler entre Zoom, Teams et Google Meet, avec la désagréable impression que tes données les plus secrètes servent à entraîner une IA qui choisira le prochain film Marvel ? Eh bien, l’État français aussi. Et sa réponse s’appelle Visio, une nouvelle plateforme de visioconférence bien de chez nous, conçue pour botter les fesses des géants américains et reprendre le contrôle de nos conversations. Accroche-toi à ton fauteuil, on t’explique tout sur cette petite révolution.

Visio, l’alternative souveraine qui veut te faire oublier les GAFAM

Imagine un monde où tes réunions en ligne ne transitent plus par des serveurs à l’autre bout du monde. Un monde où l’interface est simple, accessible, et où tu n’as pas besoin de créer un énième compte pour discuter avec tes collègues. Ce monde, c’est celui que la Direction interministérielle du numérique (Dinum) est en train de construire avec Visio. Fini de dépendre des caprices de Microsoft ou de Google, l’objectif est clair : offrir une solution de visioconférence performante, sécurisée et, surtout, souveraine.

Basée sur la technologie open-source LiveKit, Visio promet une expérience fluide même si ta connexion internet est aussi capricieuse qu’un dragon réveillé en pleine sieste. Le service est hébergé en France, respecte le RGPD à la lettre et se veut accessible à tous, y compris aux personnes en situation de handicap. Visio s’inscrit dans un projet plus large baptisé « La Suite Numérique », une sorte de « pack Office » à la française, open source et sécurisé, qui ambitionne de remplacer les outils collaboratifs américains dans l’ensemble de la fonction publique.

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Une suite numérique complète pour une indépendance totale

Car Visio n’est que la partie émergée de l’iceberg. « La Suite Numérique » regroupe une panoplie d’outils pour rendre aux agents publics leur indépendance : Doc pour l’édition de documents, Tchap pour la messagerie instantanée, ou encore un assistant conversationnel développé en partenariat avec Mistral AI. L’idée est de créer un écosystème complet et cohérent, où les données de l’État restent bien au chaud sur des serveurs français certifiés par l’ANSSI. On parle même de l’intégration de fonctionnalités d’intelligence artificielle, comme la transcription et la synthèse automatique des réunions, pour te faire gagner un temps précieux.

Cette initiative, lancée en mai 2024, est le fruit d’une collaboration franco-allemande, rejointe depuis par les Pays-Bas. L’enjeu est de taille : reconquérir notre souveraineté numérique face à des acteurs étrangers qui captent 83% des dépenses numériques européennes. Alors oui, ça peut paraître un peu utopique, mais voir des projets aussi ambitieux prendre forme, ça redonne un peu d’espoir. On a hâte de voir si ce « Google à la française » tiendra toutes ses promesses et, qui sait, peut-être qu’un jour, on organisera nos soirées jeux de rôle sur Visio.

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Un commentaire

  1. 83% des dépenses numériques européennes accaparées par les géants étrangers, c’est dingue… espérons que Visio change vraiment la donne.

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