L’IA de Meta a tellement faim qu’elle dévore une centrale nucléaire

Monstre électrique géant attaquant centrale nucléaire futuriste.

Tu pensais que ton PC gamer avec sa RTX dernier cri consommait un max ? C’est mignon. Meta, pour rassasier l’appétit monstre de son intelligence artificielle, vient de passer au niveau supérieur. Face à des besoins énergétiques qui feraient passer la planète Coruscant pour un village de vacances, la maison mère de Facebook a signé un contrat pour s’alimenter directement auprès d’une centrale nucléaire. Oui, tu as bien lu.

Skynet a besoin de plus de jus

L’affaire est simple : l’intelligence artificielle, surtout l’IA générative qui crée textes et images, est une goinfre énergétique. Entraîner ces modèles demande une puissance de calcul colossale, et chaque requête d’utilisateur ajoute sa pierre à l’édifice. On parle d’une consommation qui pourrait bientôt rivaliser avec celle de pays entiers.

Face à ce gouffre, Meta a sorti le chéquier et signé un partenariat de 20 ans avec la société Constellation Energy. L’objectif ? S’assurer un approvisionnement stable et bas-carbone grâce à la centrale nucléaire de Clinton, dans l’Illinois. Cet accord garantira à Meta une puissance de plus de 1,1 gigawatt, tout en sauvant l’usine de la fermeture et les quelque 1 100 emplois qui vont avec.

Un virage polémique mais pragmatique

Le choix du nucléaire fait évidemment grincer quelques dents. Entre la gestion des déchets radioactifs et les risques d’accidents, l’atome n’a pas toujours la cote. Pourtant, les géants de la tech y voient une solution pragmatique : une énergie fiable, disponible 24/7 (contrairement au solaire ou à l’éolien) et surtout, qui n’émet que très peu de CO2 lors de sa production.

Pour des entreprises dont les data centers doivent tourner sans interruption pour que tu puisses scroller à 3h du matin, c’est un argument de poids. L’alternative serait de continuer à dépendre des énergies fossiles, ce qui n’est plus vraiment dans l’air du temps.

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La course à l’armement énergétique a commencé

Meta n’est pas un loup solitaire dans cette histoire. C’est une véritable tendance de fond chez les GAFAM. Microsoft a déjà annoncé vouloir relancer un réacteur de la célèbre centrale de Three Mile Island. Amazon et Google sont aussi sur le coup, investissant dans des projets de petits réacteurs modulaires (SMR) ou des technologies nucléaires avancées.

D’ailleurs, Meta ne compte pas s’arrêter là. La société a lancé un appel d’offres massif pour développer entre 1 et 4 gigawatts de nouvelles capacités nucléaires. Ils ne se contentent plus d’acheter l’énergie, ils veulent catalyser la création de futures centrales pour sécuriser leurs ambitions.

Au final, cette décision marque un tournant. La révolution de l’IA ne se joue pas seulement avec des algorithmes, mais bien sur le réseau électrique. En attendant une IA plus sobre ou la fusion nucléaire qu’on nous promet depuis trente ans, les titans de la tech font leur marché. Reste à savoir si, à terme, leur intelligence artificielle nous aidera à résoudre la crise climatique ou si elle videra juste les océans pour refroidir ses serveurs.

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11 commentaires

  1. 1,1 gigawatt ça me scie les jambes… Jamais pensé que l’IA pouvait être aussi gourmande en énergie.

    1. Grave, mais ça dépend aussi de l’efficacité énergétique de la centrale utilisée, c’est pas toujours si énorme que ça

  2. 1,1 gigawatt, c’est énorme… j’imagine même pas la facture électrique. Mais bon, le choix du nucléaire a du sens pour eux, c’est quasi ininterrompu.

  3. 1,1 gigawatt juste pour Meta, c’est énorme… ça me fait flipper pour la conso globale si ça se généralise.

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