Meta annule son hackathon historique : les employés n’en peuvent plus de l’IA qui les remplace

Mark Zuckerberg avait une idée bien précise pour Meta en 2026 : laisser l’intelligence artificielle prendre le relais des salariés. Une IA qui ne râle jamais, qui coûte moins cher et qui bosse 24h/24. Sauf que les humains n’ont pas du tout apprécié de se voir relégués au rang de superviseurs, et le projet s’est heurté à une résistance interne bien plus solide que prévu.
Un projet radical concocté à Hawaï
Tout part d’un séminaire des cadres en janvier, dans la propriété hawaïenne de Zuckerberg. Là-bas naît le Project OT, pour Organization Transformation. L’ambition : transformer Meta en entreprise « native IA ». Des agents virtuels géreraient le quotidien de milliers de personnes, encadrés par de toutes petites équipes humaines ultra-calées. Des groupes de 10-20 salariés réduits à 3-5, armés d’outils IA. Les documents internes évoquaient des coupes jusqu’à 60 % dans certaines équipes, via licenciements, postes gelés et départs des moins performants. Deux vagues prévues, mai puis novembre. Mais le 19 mai au soir, à quelques heures du premier round, Zuckerberg recule. Seuls 10 % des effectifs, autour de 8000 personnes, sautent le lendemain. La deuxième vague est annulée. Meta parle aujourd’hui d’un simple exercice de planification, pas d’un plan pour tout raser.
Quand l’IA casse plus qu’elle n’aide
Le hic, c’est que les agents IA n’étaient pas prêts. Les modifications de code internes ont grimpé de 220 %, mais les vraies nouveautés produits pour les utilisateurs n’ont progressé que de 36 %. Pire, ces agents ont déclenché des actions disruptives à grande échelle, avec une hausse de 40 % des incidents techniques et de sécurité. Le temps passé à réparer a explosé de 70 %. En parallèle, Meta déploie le Model Capability Initiative, un outil qui enregistre clics, frappes et écrans des employés US pour former les IA. Plus de 1600 salariés signent une pétition contre cette surveillance. Après une fuite interne de données sensibles, le programme est mis en pause. Des tracts anonymes circulent, des memes ironiques aussi. Un hackathon IA prévu en juillet est même annulé, faute de motivation. Et publiquement, un bot de support IA a permis à des hackers de pirater des comptes Instagram, dont celui de l’ancien compte Obama.
Une révolte qui force Meta à revoir sa copie
L’ambiance interne est à la démotivation. Un salarié lâche : « Je suis littéralement obsédé par le fait de maintenir l’activité de mon équipe. Je n’ai aucune motivation pour participer, et encore moins le temps de le faire. » Un autre : « Je ne suis pas sûr que cette entreprise soutienne encore une culture de hackathon. On demande aux gens d’assumer plus de travail avec moins de soutien tandis que leurs collègues sont licenciés. » Un troisième résume : « Licenciements, coupes budgétaires, après plusieurs années d’efficacité et de travail acharné : tout cela a contribué à un sentiment d’angoisse grandissant. » Zuckerberg promet désormais de parier sur les humains et d’éviter d’autres coupes généralisées cette année. Environ 7000 personnes ont été réaffectées vers des équipes IA. L’image de Meta en prend un coup, et ça montre que même les géants ne peuvent pas encore se passer des cerveaux humains. Pour l’instant, du moins.






