Meta débranche ses IA pour ados: panique à bord avant un procès qui s’annonce épique

Tu te souviens de Skynet ? De HAL 9000 ? On dirait bien que chez Meta, quelqu’un a revu ses classiques de la science-fiction et a pris peur. La firme de Zuckerberg vient de couper l’accès à ses personnages créés par intelligence artificielle pour les adolescents. Une décision soudaine, radicale, qui intervient, comme par hasard, à quelques jours d’un procès qui sent la poudre.

Alors, simple mesure de précaution ou grosse panique en coulisses ? On enfile notre plus belle tenue d’avocat du diable et on décrypte ce qui se trame.

Des potes virtuels un peu trop présents ?

Pour comprendre le malaise, il faut revenir sur ce qu’étaient ces « personnages IA ». Oublie le chatbot de ta banque qui ne comprend jamais rien. Meta avait mis le paquet : des personnalités distinctes, capables de tenir des conversations complexes pour « aider » et « divertir » les plus jeunes. Sur le papier, ça ressemble à un pote de JDR un peu trop bavard. Dans les faits, c’est beaucoup plus flou.

Imagine un Tamagotchi sous stéroïdes qui aurait lu tout l’internet et qui n’a qu’un seul but : te garder scotché à ton écran. Ces IA posent une question fondamentale : peut-on vraiment laisser des ados, en pleine construction personnelle, interagir sans filtre avec des algorithmes dont le seul véritable maître est l’engagement publicitaire ?

Le procès du Nouveau-Mexique : le grain de sable dans la machine

Le timing de cette suspension n’a rien d’anodin. Un procès doit s’ouvrir au Nouveau-Mexique, accusant Meta de négligence. En clair, l’accusation estime que la boîte de Zuck était parfaitement au courant des risques, mais a choisi de foncer tête baissée. Un grand classique de la tech, non ?

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Les griefs sont lourds : collecte de données sur des mineurs, risque de manipulation psychologique, exposition à des contenus inappropriés… Le fait de tout suspendre juste avant que la justice ne mette son nez dans le code source ressemble à une tentative désespérée de cacher la poussière sous le tapis. Toutefois, le mal est peut-être déjà fait et cette manœuvre pourrait même se retourner contre eux.

Bienvenue dans le premier épisode de « Black Mirror »

Au-delà de l’affaire Meta, c’est tout le futur de nos interactions avec l’intelligence artificielle qui se joue ici. On adore l’idée d’avoir un Jarvis à la maison, mais qui est responsable quand la machine dérape ? Le développeur ? L’entreprise qui la déploie ? L’utilisateur qui a cliqué sur « J’accepte les conditions générales » sans les lire ?

Cette affaire soulève les questions éthiques qu’Asimov posait déjà il y a 70 ans. À quel point peut-on faire confiance à une entité qui n’a ni conscience, ni morale, uniquement une programmation axée sur l’optimisation ?

Ce shutdown brutal de Meta n’est pas la fin de l’histoire, c’est à peine le début. Cette bataille juridique est sans doute la première d’une longue série qui définira les règles du jeu pour les décennies à venir. Le rideau tombe sur l’acte I de la grande pièce « l’Humanité contre les IA ». On prépare déjà le pop-corn pour la suite, car elle s’annonce mouvementée.

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5 commentaires

  1. Le parallèle avec Black Mirror, ça claque. Mais est-ce qu’on ne dramatise pas un peu trop vite le truc ?

  2. Le coup du procès au Nouveau-Mexique juste avant la coupure, c’est super louche… ils veulent cacher quoi du coup ?

  3. Le coup du procès au Nouveau-Mexique, ça sent vraiment la panique… mais ils avaient qu’à mieux coder leurs IA !

  4. Le passage sur le procès au Nouveau-Mexique m’intrigue, ce timing pour couper les IA, ça sent vraiment la panique chez Meta non ?

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