Plainte choc contre Meta : l’IA discrimine les plus vulnérables et les vire sans remords

Une plainte déposée par 26 employés actuels ou anciens de Meta secoue le géant des réseaux sociaux. Ils accusent l’entreprise de s’être appuyée sur des systèmes d’intelligence artificielle pour identifier les profils à supprimer lors des récentes vagues de licenciements. Ces outils auraient pénalisé de façon injuste les salariés ayant pris des congés parentaux, médicaux ou demandé des aménagements pour handicap.
Comment les systèmes d’ia ont façonné les décisions
La plainte de 71 pages, déposée le 14 juillet dernier devant un tribunal fédéral californien, détaille une « constellation de systèmes internes » qui collectaient des données sur la productivité, les performances et même l’utilisation de tokens IA. Ces classements auraient automatiquement dévalué les employés absents pour des raisons protégées par la loi. Résultat : les salariés qui ont exercé leurs droits légaux se seraient retrouvés en tête des listes de suppression, sans intervention humaine suffisante selon les plaignants.
Un plan de réduction d’effectifs massif en toile de fond
Ce dossier arrive après la suppression d’environ 8000 postes au printemps, soit près de 10 % des effectifs mondiaux. Meta finance parallèlement des investissements colossaux dans l’infrastructure IA, avec des projections atteignant 145 milliards de dollars pour 2026. L’entreprise avait déjà reculé sur un outil de surveillance des clics et frappes clavier destiné à entraîner ses modèles. Ces coupes, présentées comme des ajustements stratégiques, alimentent un climat de tension interne persistant malgré les bons résultats financiers.
La défense de Meta et les implications juridiques
Meta rejette fermement les accusations. Dans un communiqué, le groupe affirme que « les décisions d’organisation et de gestion des effectifs sont prises par des personnes, non par l’IA ». Les plaignants réclament notamment un gel des prochaines suppressions prévues à partir du 22 juillet et invoquent des violations potentielles de lois sur le handicap, les congés familiaux et les discriminations. Ce recours, le premier de ce type contre une grande entreprise tech, pourrait ouvrir la voie à de nouvelles régulations sur l’usage de l’intelligence artificielle dans les processus RH.






