Relooted, le jeu vidéo africain qui bouscule les musées et questionne la légitimité des œuvres coloniales

Personnage de jeu tenant un masque, entouré d'alliés.

Prêt à enfiler ta cape et à jouer les justiciers dans l’ombre ? Certains jeux ne se contentent pas de te divertir, ils te challengent aussi sur ce que tu crois savoir.

Tu t’es déjà demandé ce que ça ferait de rendre au continent africain son patrimoine volé ? Avec Relooted, le nouveau jeu vidéo du studio sud-africain Nyamakop, tu vas pouvoir t’y mettre… virtuellement, mais avec un réalisme bluffant.

Sorti le mardi 10 février, ce jeu te plonge dans une aventure qui n’est pas qu’un simple braquage : c’est une véritable mission de sauvetage culturelle et politique. Et crois-moi, tu ne regarderas plus jamais les musées occidentaux de la même manière.

Une mission de braquage qui a du sens

Oublie les jeux où tu voles juste pour le frisson ou les gains. Ici, chaque action a un but : récupérer 70 objets africains authentiques, volés au fil de l’histoire coloniale, et les ramener au musée des Civilisations noires de Dakar, au Sénégal.

Tu incarnes un membre d’une équipe de citoyens ordinaires venus de différents pays d’Afrique, menant tous une vie tout à fait normale… jusqu’au moment où la mission commence. La professeure Grace, experte en art africain, te guide dans cette aventure et te rappelle que ce que tu fais n’est pas un crime : c’est un sauvetage.

Le jeu se déroule en 2099, dans un contexte où le Traité transatlantique de restitution est sur le point de s’effondrer. Les musées occidentaux cherchent des moyens d’échapper à leurs promesses de restitution. Bref, tu es en plein thriller politique, avec un but clair : faire ce que la diplomatie n’a pas réussi.

Personne regardant un masque au Burkina Faso.

Des personnages africains authentiques à chaque niveau

Ce qui frappe dans Relooted, c’est l’attention portée aux détails culturels. Chaque personnage est africain, avec un accent, une histoire et une identité propres. Ben Myres, cofondateur du studio, insiste sur l’importance de la représentation : « Dès le début, il était évident que les personnages devaient être africains, car ils sont en quête de l’héritage de l’Afrique noire. »

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Tu rencontreras par exemple un Camerounais avec son accent francophone, ou un Angolais avec son anglais africain. Ces touches rendent l’expérience immersive et profondément authentique. Et pour que l’ambiance soit parfaite, la musique s’appuie uniquement sur des instruments africains traditionnels et des synthés modernes, refusant les clichés des symphonies occidentales trop souvent entendues dans les jeux vidéo.

Apprendre en jouant, sans jamais s’ennuyer

Au-delà du fun et de l’action, Relooted t’enseigne l’histoire des objets que tu récupères. Chaque pièce volée a sa fiche détaillée : date, origine, contexte du vol et importance culturelle. Avec plus de 90 000 objets africains dans des musées français et plus de 85 % du patrimoine africain hors du continent, tu as de quoi passer des heures à explorer, apprendre et… t’amuser à remettre l’histoire à sa place.

Ce n’est pas qu’un jeu : c’est une leçon d’histoire interactive, une manière de sensibiliser tout en t’offrant l’excitation d’un braquage stratégique. Alors, prêt à enfiler tes gants virtuels et à faire tomber les murs de l’injustice culturelle ?

Nyamakop dépoussière le jeu vidéo avec Relooted : une aventure intelligente, mêlant tension, réflexion et engagement pour la restitution culturelle. On flirte ici avec la frontière entre fun et sérieux, même si, avouons-le, tout le monde n’aura pas forcément envie de se triturer les méninges en pleine infiltration.

A toi de plonger dans cette expérience qui secoue, interroge et pique la curiosité, loin des sentiers battus !

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15 commentaires

  1. 70 objets à récupérer, ça donne vraiment envie de s’immerger. J’aime l’idée d’un jeu qui mêle action et vrai contexte politique.

  2. 70 objets volés à récupérer, c’est vraiment un chiffre qui rend le jeu plus concret. J’aime bien l’idée d’allier fun et histoire comme ça.

  3. 70 objets à récupérer, ça donne une vraie dimension au jeu, c est pas juste du fun facile. Curieuse de voir l’histoire derrière chaque objet !

  4. 70 objets authentiques, ça donne grave envie d’en apprendre plus sur chaque histoire. C’est pas juste un jeu, c’est carrément un voyage culturel.

  5. 70 objets à récupérer, ça donne vraiment envie de s’impliquer. Ce jeu change la donne, c’est pas du vide ludo !

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