Un séjour en apparence banal qui vire à l’angoisse
L’histoire te plonge dans le quotidien des Dalton, une famille américaine invitée à passer un week-end chez Paddy et Ciara Feld, un couple britannique rencontré lors de vacances. Le décor semble d’abord rassurant : une maison isolée, une atmosphère conviviale et des hôtes qui paraissent chaleureux. Pourtant, très vite, quelque chose sonne faux. De petits détails, des remarques déplacées et des comportements étranges s’accumulent, installant un malaise diffus mais persistant.
La tension monte d’un cran lorsque Ant, le fils muet des Feld, parvient à communiquer avec Agnès, la fille des Dalton, à l’aide d’un album photo. Ce qu’il révèle est glaçant : ses parents adoptifs attireraient volontairement des familles pour les assassiner après avoir mutilé leurs enfants. À partir de cet instant, chaque geste, chaque silence devient une menace. Le film joue alors sur la peur de l’inaction et sur la difficulté à réagir face à un danger pourtant évident.
Une adaptation fidèle et profondément dérangeante
Speak No Evil reprend le scénario imaginé par Christian Tafdrup et Mads Tafdrup, déjà auteurs du film danois original. James Watkins assure ici la réalisation et l’écriture, tout en respectant la lente montée en tension qui faisait la force de la première version. Le film ne cherche pas à surprendre par des rebondissements spectaculaires, mais par l’inconfort constant qu’il installe.
Produit par Blumhouse Productions, le long-métrage s’inscrit dans la tradition des thrillers psychologiques du studio, où la peur naît davantage de situations ordinaires que d’images choquantes. La critique sociale est omniprésente, notamment à travers l’incapacité des personnages à briser les codes de la politesse et de la bienséance, même lorsque leur survie est en jeu. Cette paralysie sociale devient l’un des moteurs les plus effrayants du récit.
Un casting et une mise en scène au service de la tension
James McAvoy livre une performance particulièrement troublante dans le rôle de Paddy Feld. Son personnage oscille en permanence entre charme et menace, rendant chaque interaction imprévisible. À ses côtés, Aisling Franciosi incarne une Ciara Feld tout aussi inquiétante, tandis que Mackenzie Davis et Scoot McNairy donnent vie au couple Dalton avec une justesse qui renforce l’identification. Les jeunes acteurs Alix West Lefler et Dan Hough apportent une dimension émotionnelle essentielle à l’histoire.
Le tournage, réalisé en Croatie et en Angleterre, accentue le sentiment d’isolement et d’enfermement. La mise en scène privilégie les espaces clos, les silences pesants et les regards lourds de sens, créant une atmosphère oppressante du début à la fin. Avec son arrivée sur Netflix le 18 décembre, Speak No Evil s’impose comme un thriller psychologique marquant, capable de te laisser un profond sentiment de malaise bien après le générique.
La montée de tension basée sur l’incapacité à briser les codes de politesse, ça me parle grave. Ça crée vraiment un malaise constant, pas besoin d’effets spéciaux partout.
Carrément, ça m’a rappelé une scène où un simple silence disait tout, sans artifices.
Carrément, mais parfois un peu plus d’intensité aurai été cool pour pousser le malaise encore plus
Le côté paralysie sociale qui rend tout flippant, ça m’a vraiment parlé. J’ai connu un moment où tu peux pas réagir, et ça te bouffe.
Grave, cette paralysie sociale te met vraiment dans une spirale dingue.
Carrément flippant ce moment où tu sais plus quoi faire, ça te paralyse grave
Le truc du fils muet qui communique par album photo, j’avais jamais vu ça en thriller. Ça doit vraiment amplifier le malaise dans le film.
Grave, ça ajoute un côté flippant hyper intense au film, j’ai kiffé !
Carrément, cet album photo rend le silence du gamin encore plus flippant, ça m’a glacé le sang
Le truc de l’album photo entre Ant et Agnès, trop flippant… ça crée une tension de malade, jamais vu ça avant.
Le truc de la paralysie sociale face au danger, c’est flippant et tellement réaliste… Ça te met direct mal à l’aise.
Le concept de l’angoisse née de la politesse, c’est perturbant… j’y avais jamais pensé mais ça colle trop à la vraie vie parfois.