The Boys Saison 5 vs Game of Thrones : qui a le plus foiré sa fin ?

Attendue comme un feu d’artifice final, la saison 5 de The Boys sur Prime Video laisse un goût amer. Après des saisons marquées par une satire mordante et du gore assumé, cette ultime salve s’essouffle et privilégie une résolution prudente plutôt que le déchaînement espéré entre Butcher et Homelander.
Un démarrage tonitruant qui s’étiole rapidement
Les premiers épisodes surprennent par leur énergie retrouvée. Eric Kripke, le showrunner, semble renouer avec l’esprit irrévérencieux des débuts, multipliant les provocations et les scènes d’action spectaculaires. L’idée d’un Homelander au sommet du pouvoir, prêt à dominer le monde, promettait une montée en tension implacable. Malheureusement, cette dynamique retombe vite. À partir du milieu de saison, les intrigues stagnent, les confrontations s’éternisent sans réel progrès et la noirceur originelle cède la place à un rythme plus léthargique. Cette dilution de l’urgence narrative dissipe l’impact attendu pour une conclusion de série.
Des arcs secondaires qui surchargent l’épisode final
Le dernier chapitre croule sous le poids de trop d’histoires à boucler en un temps limité. Le rôle de Oh Father, les enjeux autour de Vought, les liens familiaux complexes ou encore les trajectoires issues du spin-off Gen V s’entassent sans suffisamment de respiration. Les personnages secondaires, dont ceux de la série dérivée, se retrouvent relégués à des apparitions anecdotiques qui n’influencent guère le cœur du récit. Cette accumulation crée un sentiment d’embouteillage narratif, où les résolutions paraissent expédiées plutôt que naturelles. Le créateur avait déjà défendu les épisodes plus lents en misant sur le développement des personnages, mais le resserrement final en pâtit.
Une ambition bridée face à un affrontement mythique
Le duel tant attendu entre Butcher et Homelander arrive trop poli, dépourvu de cette audace subversive qui définissait la série au départ. Des affrontements violents ont bien lieu, et certains moments conservent cette touche d’humour noir réjouissante, mais le tout reste timide. Les critiques soulignent souvent ce manque d’envergure, avec des enjeux qui ne dépassent guère un cercle restreint de protagonistes. Même si Antony Starr livre une performance toujours glaçante, l’ensemble donne l’impression d’un adieu calculé pour plaire au plus grand nombre plutôt que de bousculer les codes jusqu’au bout.
Au final, cette saison 5 marque la fin d’un univers qui avait tout pour exploser les conventions, mais qui choisit une voie plus sage et prévisible.







J’ai trouvé super frustrant ce côté où ils essaient de boucler trop d’intrigues en même temps, ça fait vraiment brouillon à la fin.
Grave, comme la scène finale où ils veulent tout résoudre en 10 min ça perd en impact
Carrément, mais j’ai aussi trouvé que ça donnait un rythme intense, même si parfois ça partait dans tous les sens
Le passage sur le ‘sentiment d’embouteillage narratif’ m’a bien parlé, j’avais l’impression que ça partait dans tous les sens à la fin… un peu dommage.
T’as une scène en particulier qui t’a perdu dans le flotnarraitf?
Tu penses que le rythme aurait mieux marché avec moins de persos à gérer ?
Le coup des arcs secondaires qui s’entassent, c’était vraiment too much dans cet ultime épisode, ça m’a vite perdu…