Trump ferme la porte : plus d’un million de cartes vertes menacées chaque année

Obtenir la résidence permanente aux États-Unis vient de prendre une tournure plus contraignante pour de nombreux étrangers déjà installés sur le territoire. L’administration Trump impose un retour dans le pays d’origine pour la majorité des démarches, rompant avec une pratique courante depuis des décennies.
Une nouvelle règle qui bouleverse l’ajustement de statut
Désormais, sauf circonstances exceptionnelles, les personnes détentrices de visas temporaires ne pourront plus finaliser leur demande de carte verte depuis le sol américain. Elles devront s’adresser aux services consulaires de leur pays d’origine. Cette directive s’applique notamment aux étudiants, aux travailleurs temporaires et aux touristes en situation régulière. Le porte-parole de l’USCIS, Zach Kahler, a souligné que le système n’est pas conçu pour transformer un séjour limité en première étape vers la résidence permanente.
Précédemment, l’ajustement de statut permettait à plus de la moitié des demandeurs de carte verte, sur un total annuel dépassant le million, de rester sur place pendant l’examen de leur dossier. Cette voie est désormais fortement restreinte, forçant des milliers de personnes à interrompre leur vie professionnelle et familiale pour des semaines ou des mois.
Critiques vives de l’opposition face à une mesure jugée cruelle
Le député démocrate Chuy Garcia a vivement réagi sur les réseaux, qualifiant la politique d’absurde et cruelle. Selon lui, des milliers d’immigrés légaux, dont des conjoints de citoyens américains, devront quitter leur foyer, leur emploi et leur famille pour accomplir ces démarches à l’étranger. L’administration justifie le changement en expliquant qu’il réduit le risque de rester illégalement après un refus et permet de mieux allouer les ressources.
Les experts immigration soulignent que cette évolution pourrait toucher particulièrement les professionnels qualifiés et les familles mixtes, allongeant les délais et augmentant les coûts logistiques.
Une offensive plus large sur l’immigration légale
Cette mesure s’inscrit dans une série d’initiatives restrictives menées depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche. La voie des réfugiés a déjà été considérablement réduite, tandis que les contrôles et les vérifications se renforcent sur l’ensemble des demandes de bénéfices migratoires. Les données récentes montrent que les États-Unis continuent de délivrer plus d’un million de cartes vertes par an, mais le processus devient plus sélectif et géographiquement contraignant pour les candidats déjà présents.
À terme, cette évolution pourrait recomposer les flux d’immigration légale et inciter certains profils à anticiper leurs projets bien en amont.






