Ubisoft annule six jeux d’un coup : quand même Assassin’s Creed et Prince of Persia finissent à la poubelle

Tu entends ce bruit sourd dans l’univers du jeu vidéo ? Quelque chose cloche et, on dirait bien, pas qu’un peu…
Chez Ubisoft, la tempête gronde derrière les murs, et c’est à se demander si tout le monde va rester à bord !
Tu as l’impression qu’Ubisoft traverse une simple mauvaise passe ? En réalité, ce que vit l’éditeur français ressemble de plus en plus à une crise profonde, presque existentielle.
Entre des blockbusters qui peinent à convaincre, une restructuration interne massive et une stratégie devenue illisible, Ubisoft avance aujourd’hui en terrain miné. Et les décisions récentes prises en interne montrent à quel point la situation est grave.
Une restructuration qui laisse des traces
Pour tenter d’éviter l’implosion, la direction a dégainé un plan de 200 départs volontaires, soit près de 18 % des effectifs du siège parisien. L’objectif est clair : réduire la voilure sans passer par des licenciements secs. Mais derrière cette façade « douce », la pression est maximale. Chaque projet est désormais évalué à l’aune de sa rentabilité immédiate, sans réelle place pour la prise de risque créative.
Cette logique est d’autant plus brutale qu’Ubisoft doit composer avec un actionnariat sous tension, notamment la présence du géant chinois Tencent dans l’équation. Dans une industrie qui ne pardonne plus les errements budgétaires, la moindre erreur peut coûter très cher. Et Ubisoft en a accumulé plusieurs ces dernières années.
Six jeux sacrifiés sur l’autel de la survie
Les conséquences concrètes de cette restructuration sont désormais connues : six jeux ont été purement et simplement abandonnés. Parmi eux, l’arrêt du support d’Assassin’s Creed Rebellion, l’annulation d’Assassin’s Creed Singularity, ou encore l’enterrement définitif du remake de Prince of Persia : The Sands of Time, annoncé en 2020 et repoussé pendant des années.
À cela s’ajoutent Project Aether, Project Crest et Project Pathfinder, autant de projets parfois en chantier depuis 2019. Cette hécatombe est lourde de sens : même les licences historiques ne sont plus intouchables. Financièrement, le choc est violent. L’action Ubisoft plafonne à 4,22 €, loin des 102,95 € atteints en 2018. L’image de marque, elle aussi, encaisse difficilement ces abandons à répétition.
Un climat social explosif et un dernier espoir
En interne, le climat est devenu délétère. Après les fermetures de studios à Stockholm et Halifax, les appels à la grève ont rassemblé plus de 1 200 salariés. Les équipes dénoncent un manque total de vision et des revirements stratégiques constants. Certains vont jusqu’à réclamer la démission d’Yves Guillemot, figure historique de l’entreprise.
Au milieu de ce champ de ruines, il reste pourtant une lueur d’espoir. Les fans s’accrochent au retour d’Edward Kenway avec le remake d’Assassin’s Creed: Black Flag. Ubisoft préparerait une première bande-annonce pour avril 2026, au lancement de sa nouvelle année fiscale. Un pari risqué, mais peut-être la dernière bouée de sauvetage pour un éditeur qui joue désormais très gros.
Au cœur des annulations en série et d’une ambiance interne aussi agitée qu’un bar en pleine invasion de gobelins, Ubisoft navigue entre crise et espoir grâce à la perspective d’un remake très attendu.
Mais rien n’est jamais joué, et même les plus beaux retours ne suffisent pas toujours à redresser la barre.
Alors, prêt à garder un œil sur les prochains rebondissements d’Ubisoft ? On n’est jamais à l’abri d’une bonne surprise.






