For Honor : simulation de combat irréaliste

« C’est qui le plus fort, l’éléphant ou l’hippopotame ? » Beaucoup se souviendront de cette question infantile posée dans la Cité de la Peur. Sachez que pourtant, dans pas mal de coins de l’internet, des gens supposément adultes se posent ce genre de questions. Sauf qu’à la place des animaux, on se demande plutôt « Les chevaliers, ils étaient plus forts que les vikings ? » « Et un samouraï, ça pouvait percer une armure lourde ? » « Katana VS Zweihander, c’est qui qui gagne ? ». Laissons ces débats, stériles dans la majorité des cas, à ceux qui n’ont que ça à faire et penchons-nous sur le dernier produit d’Ubisoft : For Honor, qui nous propose de régler la question directement sur le champ de bataille.

Ce subtil indice ci-dessus vous permettra peut-être de deviner quelle faction j’ai choisie

For Honor vous propose de prendre part à de bien belles bastons médiévales, que ce soit dans le camp des chevaliers, des vikings ou des samouraïs. C’est pas une simulation par contre, donc ne vous attendez à rien qui soit crédible niveau historique ou effet réel des armes sur les armures.  Le jeu bénéficie d’un mode histoire, pour les adeptes de plaisirs solitaires, réparti en trois chapitres (et vu qu’il y a trois factions, je vous laisse deviner comment ce mode est divisé). Assez sympa mine de rien, cette possibilité de jouer solo a le mérite d’exister dans un jeu où le cœur, ne nous le cachons pas, est le multijoueur. Apposons tout de même une mention spéciale au scénario, qui brille par sa bêtise primaire.

Et alors là mon gars, le multi il est fourni. Rixes, duels, combats à mort, dominions, que ce soit contre de l’IA ou en PvP. Bien sûr, il vous faudra un peu de temps pour piger qu’est ce qui fait quoi (ne serait-ce que dans le menu multi) mais c’est assez ergonomique et au final, on ne galère pas trop. Chaque faction bénéficie de quatre héros/classes : polyvalente, tank, assassin et spécialisée. Quand vous jouez avec un héros, vous augmentez son niveau, débloquez du stuff, des capacités… Voilà. For Honor n’invente rien, mais est efficace et plutôt généreux, qu’on se le dise.

Certains classes sont moins subtiles que d’autres…

Et en jeu alors, ça donne quoi ? Déjà, une ambiance de ouf. Petite intro pour chaque map, que l’on soit attaquant ou défenseur (où l’on voit nos troupes prendre des flèches, assaillir une muraille, etc.). Puis la partie commence, et nos troupes chargent. Je dois avouer que ça met très vite dans le bain, de voir le pont-levis se baisser et tous ses soldats se ruant l’arme au clair en beuglant. Après, les parties diffèrent selon les objectifs. Mais c’est quand on croise un de nos pairs ennemis que l’affaire se corse.

Le système de combat est assez intuitif : trois gardes qui attaquent/défendent trois cotés du corps (les deux flancs et la tête), un mouvement rapproché pour briser la garde et projeter si vous le faites une deuxième fois, un mouvement d’esquive… et voilà ! Il ne vous reste qu’à bien estimer d’où le coup va venir pour garder du bon coté, jauger si vous aurez le temps de briser ses défenses ou si le timing est assez bon pour esquiver et contre-attaquer. Jetez quand même un œil à votre endurance, ce serait dommage d’avoir un point de coté (= de gros malus de combat) au moment fatidique. Sinon faites comme moi : laissez vos potes passer devant et attaquez par derrière.

Voilà, je suis donc bien ambiancé par For Honor, qui a de jolies qualités sous le capot, notamment son epicness over 9000. A réserver en priorité aux bouffeurs de multi, le jeu a clairement été pensé comme tel.

ATTENTION CEPENDANT : Je suppose (j’espère) qu’un patch va vite venir pour corriger (1) le matchmaking qui est COMPLÈTEMENT aux fraises, n’hésitant pas à réunir les derniers des noobzors contre deux guerriers chevronnés (2) la possibilité de remplacer des coéquipiers déconnectés par d’autres joueurs errants, plutôt que de juste nous mettre à la place une I.A. toute moisie.

Petrocore

Tout comme Narfi, Petrocore est issu de la sous-espèce des Trolls du Périgord (d'où son nom). Il se nourrit de tout ce qui passe à sa portée du moment que ça a été cuit dans de la graisse d'oie, voire de canard. Parce qu'il aime le gras, Petrocore est surtout versé dans la musique métal brutale et toutes sortes de produits faisant preuve d'un bourrinisme sans failles ou d'un humour pas fin.

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