La Rédak’ propose : ces jeux sur lesquels on a le plus ragé !

Ce mois-ci, la Rédak’ se propose de vous parler d’un sentiment qui fait partie de l’arsenal de n’importe quel joueur digne de ce nom : la rage.
La rage, c’est un nom féminin venant du latin populaire rabia et du latin classique rabies, nous dit le Larousse. Avant d’ajouter, « État d’irritation, de colère, de fureur qui peut porter à des actes excessifs ». Exemple : Narfi, de rage, encastre sa manette dans le mur en insultant Lazylumps de tous les noms.

Tous les gamers sont, un jour ou l’autre, confrontés à la rage qui donne envie de tout casser autour de soi. Elle peut être dû à un lag ; à un putain de saut millimétré programmé par un développeur sociopathe ; par un personnage qui, décidément, ne fait vraiment rien de ce que vous lui dites ; ou par des coéquipiers complètement neuneus qui décident volontairement de vous ruiner un après-midi de repos à se suicider comme des merdes sur l’adversaire. Découlant souvent d’une situation injuste (situation réelle ou non d’ailleurs), la rage n’aide  pourtant que très rarement à débloquer une situation. En effet, répondre « Noraj, mongol de noskill » à un coéquipier sur les nerfs n’a jamais aidé personne. La rage, c’est au final une saloperie à éviter pour tout joueur un tant soit peu sérieux.

Même si avouons-le ici, insulter grassement tous ces cons qui font rien qu’à pas bien jouer, ça soulage…

 

Heroes of the Storm, noraj les noobs

Par Narfi

Ah Heroes of the Storm, digne (?) représentant du genre MOBA, où l’on est bien souvent largué avec une équipe de bras cassés à en faire bander Steven Seagal…
Non, non, décidément je n’aime pas les jeux où l’on me force à coopérer avec des inconnus. Regarder *XxXBaltringuoxXx* se faire prendre le fion seul face à 5 adversaires ne me fait pas rire, pas plus que de voir *Nazbrok24110* cueillir des fleurs sur le bord de route alors que l’équipe se fait génocider le trou du cul à l’objectif.
Du coup, la rage monte, sourde et froide d’abord, bouillonnante et fulgurante ensuite, du genre à vouloir terraformer la gueule de cet enfoiré de *Broudiz* là, ce con qui fait rien comme il faut !! Et que Monsieur est soigneur mais va farmer les camps de mercenaires, et qu’il revient tout seul sur sa lane pour se faire déshonorer le fondement !! Et vas-y que j’perds du temps, et vas-y que j’fais perdre ma team ! Putain d’noob de merde !

Comment ? Que je dise pas ça ici ?…
Nan mais je dis quoi alors ? Z’êtes mignons les mecs, mais j’ai un article à écrire bordel.
Que je ?… Que je reste poli ? Mais tu va me seu…

DEVANT LA VIOLENCE DE NOTRE RÉDACTEUR, NOUS PRÉFÉRONS VOUS MONTRER CE DOCUMENT CONSACRÉ À LA LANGOUSTE

 

FIFA m’a tuer !

Par Lazylumps

AHAH ! ENFIN ! Je peux parler librement de football sur ce site gangréné par les turpitudes d’une poignée de mutins qui tentent de prendre le pouvoir ! Oui, c’est maintenant ! Je peux le clamer haut et fort j’aime FIFA. J’adore FIFA. C’est le jeu multijoueur auquel j’ai le plus joué, le plus chambré, le plus… perdu.
MAIS NON ! Je ne suis pas résigné, c’est forcément la faute à cette connerie de manette si mes joueurs font des passes dans les touches. Font des touches dans les joueurs adverses. Si les joueurs adverses sont plus rapide que les miens. Si les miens sont aussi chèvres que dans la vraie vie. Nom de dieu mais cours, con de joueur de Sainté ! Si je te joue sur console c’est pour disperser la honte d’un derby catastrophique IRL, pas pour prendre plus de but en virtuel.
Aaah FIFA et sa physique parfois… Invraisemblable. Ses trajectoires hasardeuses…

Extrait choisi :
– MAIS NOOON MAIS COMMENT TU FAIS POUR LOUPER LE BUT VIDE PAUVRE TANCHE DE JOUEUR ?
– C’parce que t’as trop appuyé sur l’bouton.
– MAIS TA GUEULE !  LE BUT VIDE LÀ PUTAIN ! JE L’AI EFFLEURE HAZEUIGMZYgdezaylr !

FIFA et son arbitre généreux ou grillé de la tête, qui fout des cartons au petit bonheur la chance
– KOUA ? KOUUUUA ? Mais y’a rouuge là ! Je me fais voler !
– Tu sais, à 5-0 on appelle plus ça un vol, mais un viol.
– MAIS RAAAAAAAAAAH !

Bref, FIFA. FIFA avec lequel je joue des heures de colles avec des élèves. FIFA avec lequel je fais remporter la ligue des champions à Saint-Étienne (<3). FIFA, un des seuls jeux qui m’a fait gueuler de haine et réellement ragequit face à des potes hilares. FIFA mon amour. J’adore te détester.

 

Black Knight Sword, épée à double tranchant

Par Petrocore

Lorsque le studio Grasshopper Manufacture lance le fameux Black Knight Sword sur PS3, il annonce vouloir faire un jeu de plates-formes arcade à l’ancienne, style Ghouls ‘n Ghosts. Il fallait donc s’attendre à une difficulté quelque peu corsée. Je ne fus pas déçu.

Je mets de coté tout ce qui est ambiance, design, etc… (excellentissime), pour vraiment me concentrer sur ce qui m’a fait éructer de rage, oui oui carrément : la difficulté. Déjà, le jeu est dur : les ennemis sont nombreux, retors, et toujours placés à un endroit calculé pour vous faire chier. Gagner de l’énergie n’est pas évident, vous avez des vies limitées (à l’ancienne on vous dit) et quand le Game Over apparaît, c’est ken. Je ne parle même pas du dernier boss, qui a des attaques ultra-pétées : j’ai failli commander au marché noir des méthamphétamines de guerre pour décupler la capacité de mes sens et ENFIN voir la fin du jeu.

Les hectolitres de sang déversés par les ennemis lorsque vous les blessez constitue une consolation certes maigre, mais une consolation quand-même.

Ajoutons à cela qu’il faut finir le jeu en New Game + pour voir la vraie fin (c’est comme une partie normale mais en PLUS DUR LOL) et qu’au beau milieu du jeu, arrivant comme un poil de cul sur la soupe, il y a une phase de shoot ’em up. Sur une poule géante. Alors ça prête à sourire au début, c’est marrant et tout. Jusqu’au boss. Qui est déjà chiant en mode normal, mais alors en New Game + ! Pour vous donner une idée, j’ai dû arrêter pendant une semaine entière, le temps de me remettre de ce suppositoire de shmup venu de nulle part, tant mon niveau de rage avait déréglé toute ma jauge de sentiments.

Mais ça les valait. Black Knight Sword est et restera l’une de mes meilleures expériences vidéoludiques, et sa fin a été une telle baffe que je ne regrette absolument pas de m’être battu aussi dur pour elle.

Narfi

Narfi a été accueilli au sein du Cri malgré sa nature de troll des forêts du Périgord, une sous espèce cohabitant rarement avec ses cousins des plaines Limougeaudes (Petrocore constituant la seule exception connue des Trollologues) Crasseux et vulgaire, poète dans l'âme, il aime à rester au fond de la tanière pour lire des bédés et jouer sur son PC, insultant de sa bouche pleine de poulet frit tous ceux croisant son chemin dans les dédales des internets.