Volgarr the Viking : du sang, des larmes et des pixels

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Hier, mes petits camarades du Cri du Troll vous ont livré une petite liste et analyse de la représentation du Barbare dans le jeu vidéo. Aujourd’hui je vais m’attarder sur un jeu en particulier sorti il n’y pas si longtemps :  Volgarr the Viking ! Alors on pourrait toujours discuter de la question « Viking : barbare ou civilisé ? Que veulent-ils ? Quels sont leurs réseaux ? etc… » mais en fait ici on s’en fout. Le point principal c’est que le jeu colle avec la représentation du barbare vidéoludique : torse poil + pagne + grosse épée + quête + monstre + trésor ! Et puis j’avais envie de le chroniquer et c’est finalement moi qui écris, non ?

Et pour se mettre en jambe, rien ne vaut le thème principal qui ouvre le jeu

Rise warrior !

Rise Warrior! Ce sont les premiers mots qui résonnent au lancement du jeu. Développé par Crazy Viking Studios (ça s’invente pas) et sorti en 2013 sur PC (2014 sur XBox One) après une campagne Kickstarter réussie, Volgarr the Viking suit les aventures et la quête épique de Volgarr (merci Captain Obvious).

Mort dès le début du jeu, dépassé par le nombre de vos ennemis, vous voilà ressuscité par Odin afin d’accomplir une quête des plus dangereuses afin de contrer les plans d’un dragon maléfique en massacrant joyeusement tout ce qui se trouve sur votre passage (et en amassant moult richesses). Pitch classique et efficace, pas besoin de plus pour vous lancer dans l’aventure armé de… euh… votre épée et d’un bouclier en bois. Ah d’accord… Qu’à cela ne tienne. J’ai connu des gamins de la forêt pouvant sauver tout un royaume, une princesse et apprendre à jouer de l’ocarina avec le même équipement. Ici, une ambiance par niveau, 2 checkpoints (au début et au milieu) et un boss de fin. Au milieu, une horde d’ennemis divers et variés prêts à ce que vous les transformiez en pulpe sanglante (et réciproquement). Les ennemis et les coffres renferment aussi leurs lots de trésors, richesses et joailleries qui participent au système de scoring du jeu.

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Se basant sur un gameplay simple à comprendre (attaque, saut, double saut, roulade), Volgarr s’inscrit dans la pure tradition des beat’em all 2D et des plateformers de notre enfance (en tout cas de la mienne). On y retrouve du Castlevania mais surtout des morceaux de la série Ghosts’n’Goblins. Le graphisme est assurément rétro et l’interface minimaliste. D’ailleurs pas de vie, de barre de santé ou quoi que ce soit. Vous apprenez vite que l’équipement que vous portez fait office de point de vie.Votre épée et votre bouclier en bois pourront rapidement se voir accompagner d’une lance pour shooter vos ennemis à distance, d’un bouclier en métal, d’un casque et enfin d’une épée enflammée (très utile contre les boss). Plus vous avez de stuff, plus vous êtes pétés et plus vous avez le droit de vous faire toucher. Vous vous faites toucher, vous perdez de l’équipement et à la fin, eh bien…

Hardcore gamer/20

Et là il faut que je prévienne. Sous une apparence de gameplay simple, ce qui pourrait constituer un bon gros défouloir après une mauvaise journée est en fait un jeu dur, exigeant et réservé à un public de joueurs qui aiment le challenge (tout comme l’était Ghost’n’Goblins finalement). Parce que vous allez mourir. Beaucoup. Souvent. En boucle. Bref du bon gros die & retry comme on aime rager dessus.

A cette occasion il faut souligner que le jeu a le trailer le plus honnête qui soit, prévenant dès le début qu’on va souffrir.

Participant au côté rétro du jeu, le gameplay un peu rigide participe aussi à cette difficulté. Un saut mal dosé ? Les pics au plafond. Un coup d’épée qui ne part pas car vous avez appuyé sur la touche pour faire une roulade ? Un squelette sera ravi de vous déposséder de votre vie. Donc il faut apprendre les niveaux et les patterns des ennemis par cœur, plus que développer vraiment son skill. Et surtout ne pas bourrer les boutons comme un con. Pour les plus patients, la récompense de finalement tomber un boss et de finir un niveau n’en sera que plus grande. Et là vous sentirez la puissance ! Pour ma part je dois vous avouer qu’avec une dizaine d’heures de jeu dessus je n’ai pas encore été plus loin que le niveau 3.  Par contre je suis beaucoup mort.

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Attention chérie ça va couper

Là où le jeu est d’autant plus sadique, c’est qu’il existe une myriade de petits secrets et de différentes fins. Et vous voulez savoir ce qu’il faut faire pour avoir la vraie fin ? Il faut finir chaque niveau full stuff sans s’être fait toucher. Allez, salut !

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Verdict

7b18ecde3b1e85350b07fbac10618e3711093965Réservé clairement à des joueurs acharnés, entraînés et courageux, Volgarr est néanmoins une petite pépite du jeu 2D rétro de ces dernières années. Une fois les niveaux maîtrisés, le jeu a aussi un certain potentiel de rejouabilité pour 1) augmenter son score à la manière des vieux jeux d’arcade et 2) débloquer tous les secrets et la « vraie » fin. Soyez juste persévérant.

Jouant sur la représentation très années 80 du Barbare, le jeu saura sûrement vous donner envie de contracter vos pecs et de revêtir votre plus beau pagne en peau de bison pour aller poutrer de l’homme lézard.

Dr Tyriel

"Je sers la Science et c'est ma joie"

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