405 € d’amende en UN SEUL flash : ce que les nouveaux radars IA peuvent déjà vous coller

Une remorque équipée de caméras et d’algorithmes avancés sillonne les routes catalanes pour identifier en temps réel les conducteurs distraits ou mal attachés. Ce dispositif expérimental soulève des questions sur l’avenir des contrôles routiers et l’intégration croissante de l’IA dans la sécurité quotidienne.
Un prototype mobile qui accumule les données sur l’AP-7
Sur l’autoroute AP-7 en Espagne, le système a enregistré en seulement deux mois plus de 8500 cas d’utilisation du téléphone au volant et environ 4500 situations où la ceinture n’était pas portée correctement. Les observations portent sur des périodes de juin et juillet 2026, avec une précision supérieure à 84 % pour la détection des appareils mobiles. Les statistiques indiquent que 3,6 à 6,6 % des conducteurs observés manipulaient probablement un téléphone, tandis que 1,3 à 1,8 % négligeaient la ceinture. Les infractions liées au portable se concentrent surtout en semaine autour de midi, alors que les oublis de ceinture augmentent le week-end. La Catalogne figure parmi les régions les plus concernées par ce type de comportement, ce qui motive les autorités à explorer ces outils technologiques.
La vision par ordinateur au service de l’analyse d’habitacle
Ces radars mobiles reposent sur des caméras haute définition et des algorithmes de reconnaissance visuelle capables de scruter l’intérieur des véhicules même à grande vitesse. Ils distinguent un téléphone tenu en main ou posé sur les genoux, tout en vérifiant l’état de la ceinture de sécurité. Certains modèles intègrent également des capteurs LiDAR pour mesurer les distances et repérer d’autres anomalies comme les changements de voie dangereux. En théorie, un seul passage peut détecter plusieurs infractions simultanées, cumulant des amendes qui pourraient atteindre plusieurs centaines d’euros selon les réglementations locales. Des systèmes comparables existent déjà en Espagne avec des dispositifs comme le Velolaser, qui couvrent les deux sens de circulation sur de longues distances.
La France attend l’homologation pour déployer ces fonctionnalités
En Catalogne, le projet reste pour l’instant limité à la collecte de données afin d’affiner les campagnes de sensibilisation avant toute sanction automatique. L’Espagne apparaît comme un terrain d’essai avancé pour ces technologies de contrôle assisté par ordinateur. En France, les radars de dernière génération disposent déjà de capteurs et de caméras haute résolution permettant théoriquement de repérer les mêmes infractions, mais leur utilisation pour verbaliser automatiquement dépend encore de l’approbation du Laboratoire national de métrologie et d’essais. Un budget important est prévu pour moderniser le parc de radars d’ici 2030, ce qui pourrait transformer les contrôles routiers si les aspects réglementaires se débloquent.
Ces avancées technologiques illustrent comment l’intelligence artificielle s’intègre progressivement dans les infrastructures de transport, offrant des perspectives nouvelles pour réduire les risques sur les routes tout en soulevant des débats sur la vie privée et l’acceptation sociale de tels dispositifs.






