6 minutes de panique totale : comment une voiture sans chauffeur a pris ses passagers en otage

Imaginez-vous geek, prêt pour un trajet futuriste dans un robotaxi sans volant, et soudain, un individu agressif s’acharne sur la carrosserie pendant que l’IA vous garde prisonnier à l’intérieur. À San Francisco, cette scène digne d’un thriller cyberpunk s’est déroulée en janvier dernier, révélant les limites inattendues de la protection algorithmique.
Une altercation nocturne qui tourne au piège
Doug Fulop, un habitant de 37 ans travaillant dans la tech, et deux compagnons de voyage rentraient chez eux tard la nuit à bord d’un véhicule Waymo. Un homme, opposé aux machines autonomes, s’est approché enragé, frappant les vitres, tentant de forcer l’accès et proférant des menaces mortelles pour leur avoir « donné de l’argent à un robot », selon le témoignage de Fulop. Pendant six minutes interminables, l’engin s’est immobilisé, portes scellées, refusant tout mouvement. Les occupants, paniqués, ont contacté les urgences locales et le support Waymo. « Nous nous sentions impuissants », a confié Doug Fulop au Seattle Times. La situation n’a évolué que lorsque des témoins ont éloigné l’assaillant, permettant enfin au robotaxi de redémarrer.
La logique de sécurité qui priorise l’extérieur
Le protocole de Waymo est clair : dès qu’une présence humaine est détectée trop près de la structure, le système stoppe net et verrouille les accès pour éviter tout heurt ou intrusion. Conçu pour minimiser les risques piétons, il transforme paradoxalement l’habitacle en refuge forcé lors d’agressions ciblées. Le support client, resté en contact, a confirmé l’impossibilité d’avancer tant que la menace persistait. Katherine Barna, porte-parole de Waymo, a minimisé l’événement comme « rare », soulignant que « notre technologie peut améliorer la sécurité en offrant un voyage sûr ». Pourtant, ce cas met en lumière un arbitrage controversé : protéger les agresseurs potentiels au détriment des usagers internes ? Des vidéos récentes sur X montrent des débats vifs autour de cette rigidité IA.
Contexte tendu et bilan sécuritaire des robotaxis
San Francisco, terrain d’expérimentation Waymo depuis quatre ans, voit monter les oppositions : chauffeurs de VTC manifestent contre la concurrence déloyale, et des actes de vandalisme se multiplient, comme des capteurs obturés ou véhicules bloqués. D’autres mésaventures similaires agitent les esprits, à l’image d’Amina Green harcelée par deux individus en 2024 ou d’Ander Sorman-Nilsson encerclé par cinq personnes à Los Angeles. Malgré tout, les données plaident pour Waymo : sur 170 millions de kilomètres parcourus fin 2025, 92 % de collisions graves en moins qu’avec des conducteurs humains, et 13 fois moins d’accidents sévères. L’expansion vers dix grandes villes américaines accentue ces questionnements éthiques, entre prouesses techniques et vulnérabilités humaines.
Ce genre d’épisode rappelle que l’autonomie totale cache des choix programmés imparfaits, invitant les geeks à scruter de près l’évolution de ces flottes urbaines vers un quotidien plus sûr… ou plus imprévisible.






Le fait que le robot bloque les portes pendant 6 minutes ça me fait flipper… C’est censé protéger, mais ça enferme les passagers aussi ? Pas top
Grave, bloquer les portes ça peut vite tourner au cauchemar en effet
Grave, comme quand mon Uber a carrément bloqué les portes sans raison, flippant!
Les 92 % de collisions graves en moins, ça claque, mais bloquer les passagers 6 min c’est limite flippant…
C’est clair, mais c’est souvent une mesure de sécurité avant d’assurer une vraie prise de contrôle humaine.
Grave, 6 minutes c’est long quand t’es coincé, ça donne des sueurs froides !