Bezos tente de rattraper Elon Musk : atterrissage parfait, mais le satellite finit en feu d’artifice en orbite

newglenn jacklyn explosion

Dans la grande saga spatiale qui oppose les titans de la tech, Blue Origin vient de livrer un chapitre mi-figue mi-raisin avec son troisième envol de New Glenn. Succès technique d’un côté, déception cuisante de l’autre : un booster atterrit en douceur, mais un satellite massif file vers sa perte. Plongée dans ce moment clé pour les geeks fans d’exploration cosmique.

Le lancement tendu et l’orbite manquée

Le 19 avril 2026, depuis le complexe de lancement 36 à Cap Canaveral, la fusée New Glenn s’élève après une brève interruption technique lors du décompte. À bord, le mastodonte BlueBird 7 d’AST SpaceMobile, un engin de 6,1 tonnes destiné à révolutionner les connexions mobiles directes depuis l’espace vers les smartphones ordinaires, en partenariat avec plus de 50 opérateurs mondiaux. Prévoyance : déploiement 75 minutes post-décollage, orbite à 460 km après allumage de l’étage supérieur.

Mais l’étage supérieur déraille. Le satellite se sépare et s’active, hélas sur une trajectoire trop basse pour sa propulsion limitée. BlueBird 7 a été placé sur une orbite plus basse que prévu par l’étage supérieur du lanceur. Bien que le satellite se soit séparé du lanceur et se soit mis sous tension, son altitude est trop faible pour permettre des opérations, annonce AST SpaceMobile dans un communiqué. Il sera désorbité, détruit en réentrant dans l’atmosphère. Assurance couvre les 30 millions de dollars estimés. Ce revers freine la constellation, malgré la production des BlueBird 8 à 32 en cours et un rythme visé d’un lancement tous les un à deux mois en 2026, pour 45 à 60 satellites d’ici fin d’année.

Le booster star : première réutilisation réussie

Côté booster, c’est la fête. Baptisé « Never Tell Me The Odds » – clin d’œil geek à Han Solo dans Star Wars –, ce premier étage volait déjà sur la mission NG-2 en novembre 2025, emportant la sonde martienne ESCAPADE de la NASA. Neuf minutes et demie après le lift-off, il se pose impeccablement sur la barge Jacklyn en Atlantique. Première réutilisation pour New Glenn, même si les sept moteurs BE-4 sont neufs – les anciens le seront bientôt, promet Dave Limp, DG de Blue Origin.

Ce jalon prouve la viabilité du concept : un booster conçu pour 25 vols, rivalisant avec les centaines de réutilisations Falcon 9 de SpaceX. Historique rapide de New Glenn : NG-1 orbital réussi, NG-2 pour NASA, NG-3 commercial mais marqué par l’étage supérieur défaillant. La FAA pourrait suspendre les vols pour enquête, comme souvent après incidents.

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Enjeux pour la constellation AST et la bataille des lanceurs

Pour AST SpaceMobile, ce coup dur repousse le déploiement de sa flotte visant une couverture cellulaire spatiale massive d’ici 2026. Pourtant, l’entreprise table sur une accélération : 13 lancements potentiels cette année, malgré ce satellite perdu – le huitième en orbite basse si tout avait marché. Blue Origin, elle, avance dans sa quête de cadence élevée face au leader SpaceX, dont les Falcon 9 dominent par fiabilité et volume.

Ce mix succès-échec souligne les défis de la réutilisabilité lourde : New Glenn, avec ses 98 mètres, promet 45 tonnes en LEO, mais doit scaler. Pour les fans de tech spatiale, c’est le signe que la concurrence Bezos-Musk s’intensifie, boostant l’innovation pour nos connexions futures.

Blue Origin persévère, AST rebondit via assurance et partenaires alternatifs. L’espace reste impitoyable, mais passionnant.

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