Tabac, cannabis, réseaux sociaux : le classement choc des addictions qui détruisent le cerveau des ados

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Les plateformes sociales occupent une place centrale dans la vie des adolescents, mais au Royaume-Uni, leur impact sur la santé soulève de vives inquiétudes parmi les médecins et les décideurs. Une consultation publique récente a recueilli près de 70 000 contributions et relancé le débat sur d’éventuelles restrictions pour les moins de 16 ans.

Les professionnels de santé appellent à une vigilance accrue

L’Academy of Medical Royal Colleges recommande d’intégrer systématiquement des questions sur le temps passé devant les écrans et les usages numériques lors des consultations pédiatriques. Les praticiens devraient également bénéficier d’une formation spécifique pour identifier les comportements à risque et mieux documenter les effets physiques et mentaux observés. Cette approche vise à combler le manque actuel de données sur l’ampleur du phénomène et à traiter les usages numériques comme des facteurs de risque à part entière dans le suivi médical des jeunes.

Des parallèles avec le tabac et des statistiques alarmantes

Certaines voix médicales n’hésitent pas à comparer les effets d’une exposition excessive aux réseaux sociaux à ceux du tabac, soulignant que quelques secondes suffisent parfois pour accéder à des contenus violents ou inappropriés. Des données récentes indiquent que les adolescents qui passent plus de trois heures par jour sur ces plateformes doublent leur risque de symptômes dépressifs ou anxieux. En Europe, 11 % des jeunes montrent des signes d’utilisation problématique des réseaux sociaux, un chiffre en hausse selon l’Organisation mondiale de la santé. Ces constats interviennent alors que les jeunes consacrent en moyenne 3,5 heures quotidiennes à ces services, avec un impact souvent plus négatif rapporté par les filles.

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Les mesures gouvernementales à l’étude

La secrétaire d’État à la technologie, Liz Kendall, a confirmé que des dispositions seront proposées d’ici la fin de l’année, avec une législation possible avant décembre 2026. Parmi les options figurent une interdiction pure et simple pour les moins de 16 ans, des vérifications d’âge renforcées, des couvre-feux numériques ou des limites sur les fonctionnalités addictives comme le défilement infini. Le gouvernement entend agir tout en évitant les excès, en privilégiant l’application stricte des règles existantes et une réflexion sur la classification des contenus. Le défi consiste à protéger les plus jeunes sans priver une génération entière d’une composante essentielle de sa vie sociale et culturelle.

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