Choc : tes arrêts maladie bientôt limités à 1 mois maximum !

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Le gouvernement resserre les règles sur les arrêts de travail. Un décret publié au Journal officiel le 13 juin 2026 fixe des durées maximales pour les premières prescriptions et leurs prolongations. Cette mesure, qui entre en vigueur le 1er septembre, vise à maîtriser les dépenses de la Sécurité sociale tout en préservant une certaine souplesse pour les cas complexes.

Les durées maximales imposées par le décret

Désormais, un premier arrêt prescrit par un médecin, une sage-femme ou un spécialiste ne pourra dépasser 31 jours. Les renouvellements seront limités à 62 jours. Ces plafonds concernent l’ensemble des prescripteurs habilités. Les praticiens pourront toutefois s’en affranchir en justifiant leur choix par écrit sur le certificat, en invoquant la pathologie du patient, la nature de son métier ou le manque d’offre de soins dans sa zone d’habitation. Les arrêts délivrés en téléconsultation par un médecin autre que le médecin traitant restent plafonnés à trois jours. Un second texte limite également à quatre ans le versement des indemnités journalières en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle à partir de janvier 2027.

Pourquoi le gouvernement agit-il maintenant

Les indemnités journalières ont coûté environ 18 milliards d’euros en 2025, avec une hausse d’un milliard par an depuis la pandémie. Entre 2019 et 2023, les dépenses ont progressé de 28 %. La branche maladie concentre 90 % du déficit des régimes obligatoires. La santé mentale constitue aujourd’hui le premier motif d’arrêt, devant les problèmes physiques, et pèse lourdement sur ces chiffres. Le projet initial prévoyait des limites plus strictes (15 jours en ville, 30 à l’hôpital), mais le Parlement a opté pour un plafond unique d’un mois dans la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026.

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Les conséquences attendues sur le quotidien des patients

Cette réforme risque d’entraîner une multiplication des consultations de renouvellement dans des cabinets déjà saturés. Certains patients pourraient se retrouver contraints de reprendre leur activité avant d’être pleinement rétablis, particulièrement dans les cas de troubles psychiques qui nécessitent un suivi plus long. Les facteurs structurels comme la dégradation des conditions de travail ou les tensions dans les services publics ne disparaissent pas avec un simple plafond de jours. La mesure entend surtout contenir les coûts croissants sans s’attaquer aux causes profondes de l’augmentation des arrêts.

Les médecins devront désormais adapter leurs pratiques et documenter plus précisément les situations qui justifient une durée supérieure aux limites fixées. Les assurés, eux, gagneront en clarté sur les durées possibles tout en devant anticiper des démarches de renouvellement plus fréquentes.

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