Cette MAJ de GT7 est la plus « niche » depuis longtemps… et c’est exactement pour ça qu’elle cartonne

Deux mois après les hypercars de juin, Gran Turismo 7 relance enfin ses garages. La mise à jour 1.71, disponible dès aujourd’hui, glisse quatre modèles gratuits dans le simulateur. Une Caterham ultra-légère absente depuis trop longtemps, deux berlines japonaises chéries des fans de drift et une électrique coréenne musclée. Kazunori Yamauchi avait parlé de voitures « pretty niche ». Il n’avait pas menti : ces machines racontent chacune une histoire différente, du puriste britannique au tuner JDM en passant par la performance électrique moderne.
Les quatre nouvelles venues et l’héritage qu’elles portent
La star inattendue, c’est la Caterham Seven Superlight R500 de 2008. Absente depuis Gran Turismo 6, elle revient avec son quatre-cylindres Ford Duratec 2,0 litres de 263 chevaux dans un châssis de seulement 506 kg. Plus de 500 chevaux par tonne, une accélération 0-100 km/h revendiquée autour de 2,8 secondes et un palmarès Top Gear qui avait vu cette petite anglaise battre des supercars bien plus chères. C’est le retour d’une icône du kit-car, héritière directe de la Lotus Seven, taillée pour le plaisir brut.
Côté Japon, les Toyota Chaser Tourer V et Mark II Tourer V de 1997 (plateforme JZX100) débarquent ensemble. Même six-cylindres 1JZ-GTE turbo de 2,5 litres, officiellement bridé à 280 chevaux, propulsion arrière, empattement généreux. Ces berlines ont marqué toute une génération de drifters. Elles n’ont pas le statut mythique de l’AE86 d’Initial D, mais elles incarnent parfaitement l’ère Wangan et D1 : robustes, préparables à l’infini, idéales pour glisser en lobby. La communauté les réclamait depuis des années.
La dernière, la Hyundai Ioniq 6 N 2025, joue une tout autre partition. Berline électrique de 601 chevaux en standard, jusqu’à 641 avec le N Grin Boost, 0 à 100 km/h en 3,2 secondes. Troisième modèle issu de la collaboration Hyundai N avec Polyphony, elle apporte le couple instantané et l’aérodynamique d’une berline moderne dans un univers encore très essence.
Ce que ces voitures changent vraiment derrière le volant
La Caterham R500 n’est pas faite pour les grands circuits rapides. Ultra-légère, vive, elle exige une conduite propre et précise. Idéale pour les licences, les contre-la-montre techniques et les petits traces. Chaque entrée en virage se ressent, chaque correction de trajectoire compte. C’est le genre de voiture qui vous rappelle pourquoi on aime encore le simulateur pur.
Les deux Toyota JZX100, elles, vont surtout animer les sessions drift. Long empattement, turbo généreux, potentiel de préparation énorme : elles collent parfaitement aux attentes des joueurs qui passent leurs soirées à envoyer des drifts dans les parkings virtuels. Polyphony a même ajouté trois nouveaux événements World Circuits pour les mettre en valeur, dont un challenge japonais FR à Kyoto.
L’Ioniq 6 N, de son côté, offre une alternative électrique brute pour les courses haut de gamme. Le couple immédiat demande un apprentissage en sortie de virage, mais une fois maîtrisé, elle devient une arme redoutable. Le mode Scapes accueille aussi le décor montagneux de Whistler, parfait pour shooter ces nouvelles livrées sous un ciel canadien. Quatre voitures, quatre façons de jouer, et un vrai coup de pouce à la variété du garage.
Quand la télécharger et ce que ça révèle du soutien de Polyphony
La mise à jour 1.71 est disponible gratuitement sur PS4, PS5 et PS VR2 depuis le 20 août 2026, après 23 h Pacific le 19. Une fois le patch installé, les quatre modèles s’achètent simplement avec des crédits dans leurs concessions respectives. Aucun DLC payant. Après près de soixante jours sans nouveau véhicule, ce patch confirme que Polyphony Digital continue de nourrir Gran Turismo 7 avec du contenu pensé pour les passionnés plutôt que pour le marketing de masse.
C’est cette constance qui fait encore tenir le jeu quatre ans après sa sortie. On n’a pas ici les hypercars tape-à-l’œil de juin, mais des machines qui ont une âme, une histoire et un vrai potentiel de personnalisation. Pour les geeks qui collectionnent autant les univers que les performances, c’est exactement le genre de drop qui donne envie de rallumer la console et de passer la soirée à tester, tuner et shooter.






