Ce planeur n’a besoin ni d’essence ni d’électricité du réseau : l’invention étudiante française qui peut change l’aviation de demain

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À seulement 23 ans, Hugo Peyrot, originaire d’Amiens, a transformé une idée d’adolescent en réalité concrète : un planeur solaire entièrement imaginé et construit par des étudiants. Passionné d’aviation depuis son plus jeune âge, il a réuni une équipe de bénévoles autour d’un objectif ambitieux, prouver qu’il est possible de voler sans pétrole et sans émissions polluantes. Leur machine, baptisée IPS’OLAIRE, a effectué son premier envol autonome en juin 2026, marquant une étape inédite dans l’histoire des projets étudiants en aéronautique.

Des racines amiénoises à l’IPSA parisienne

L’histoire commence très tôt pour Hugo Peyrot. Dès l’âge de trois ans, une rencontre avec le meeting aérien d’Albert, dans la Somme, déclenche une fascination durable pour les machines volantes. Adolescent, il obtient son brevet d’initiation aéronautique puis intègre, après une classe préparatoire à Compiègne, l’Institut Polytechnique des Sciences Avancées. C’est là qu’il lance en 2023 l’association IPS’OLAIRE avec une poignée de camarades. L’objectif initial paraît simple : concevoir un aéronef capable de décoller uniquement grâce à l’énergie solaire et à l’électricité, sans aucune assistance extérieure génératrice de CO₂. Trois ans plus tard, le prototype, né d’un planeur suisse de 1959, réalise ses premiers mètres en vol autonome sur l’aérodrome de Coulommiers.

Une aventure collective qui unit ingénieurs en herbe et lycéens

Ce qui rend le projet particulièrement marquant, c’est son caractère résolument pédagogique et collaboratif. Plus de cinquante étudiants bénévoles, pour la plupart en formation d’ingénieur aéronautique, se sont investis dans la refonte complète de la machine. Des plans élaborés à l’IPSA ont été repris par les élèves du lycée Airbus Atlantic Henry Potez à Méaulte, qui ont notamment fabriqué une pièce critique : le mât moteur. Cette coopération inter-âges et inter-établissements permet à de jeunes passionnés de découvrir concrètement la mécanique aéronautique tout en contribuant à un prototype fonctionnel. L’association ne se contente pas de concevoir, elle forme et transmet un savoir-faire rare.

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Vers une aviation plus respectueuse de l’environnement

Au-delà du défi technique, IPS’OLAIRE porte un message clair sur la transition écologique dans le secteur aérien. L’empreinte carbone cumulée de l’ensemble des matériaux utilisés se révèle cinq fois inférieure à celle d’un simple vélo électrique. Le prototype prouve qu’il est déjà possible, à l’échelle étudiante, de réaliser un vol sans émissions fossiles. En attendant l’immatriculation officielle qui lui permettra de quitter son aérodrome d’essai, l’équipe prépare un prochain décollage depuis l’aéroport d’Albert, là où tout a commencé pour Hugo Peyrot. Ce succès précoce illustre le potentiel d’innovation verte portée par une nouvelle génération d’ingénieurs motivés par des projets concrets et durables.

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