Cet ordinateur français fonctionne à la lumière et il annonce une nouvelle ère pour l’informatique

Tu pensais que le grand duel de l’informatique se jouait entre ton bon vieux PC et les mystérieux ordinateurs quantiques ? Accroche-toi à ton fauteuil gamer, parce que des petits génies français viennent de débarquer avec une troisième option qui envoie du lourd : un ordinateur qui carbure à la lumière. Oui, avec des photons, comme dans Star Trek.

La lumière contre-attaque : c’est quoi ce délire ?

Oublie les processeurs qui chauffent comme un réacteur de podracer et les ordis quantiques qui demandent des températures plus froides que la planète Hoth. La start-up française Quandela a misé sur les photons, les particules de lumière. L’idée est d’utiliser ces grains de lumière comme des « qubits », les briques de base du calcul quantique.

Le principal avantage de cette technologie, c’est qu’elle fonctionne à température ambiante. Pas besoin de construire un frigo géant pour l’accueillir. En plus, les photons sont plutôt stables et interagissent peu avec leur environnement, ce qui évite pas mal de bugs et de pertes d’infos, un vrai cauchemar pour les autres types d’ordinateurs quantiques. C’est plus robuste, et ça consomme beaucoup moins d’énergie.

Lucy, le bijou photonique made in France

Ce n’est pas de la science-fiction, la machine existe déjà. Son petit nom, c’est Lucy, et c’est un véritable bijou d’ingénierie. Fin 2025, il a été rapporté que ce monstre, avec ses 12 qubits photoniques, est le plus puissant du genre en Europe. [media24.fr](https://media24.fr/2025/11/03/nuls-en-informatique-quantique-les-francais-ils-viennent-pourtant-de-battre-le-record-du-plus-puissant-ordinateur-quantique-photonique-du-monde/)

Et la bonne nouvelle, c’est qu’il n’est pas resté dans un labo. Lucy a été livré et branché au Très Grand Centre de Calcul (TGCC) du CEA (le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives) où il bosse désormais avec le supercalculateur Joliot-Curie. On parle d’une machine conçue pour s’intégrer directement dans des infrastructures de calcul haute performance. Tout ce savoir-faire vient des travaux de la physicienne Pascale Senellart, cofondatrice de Quandela, qui a trouvé comment produire des photons « à la demande », un par un. [informatiquenews.fr](https://www.informatiquenews.fr/photons-puissance-et-souverainete-quandela-livre-son-ordinateur-quantique-lucy-au-cea-107632)

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Ok, mais ça va servir à quoi concrètement ?

C’est bien beau tout ça, mais on va en faire quoi ? Les ordinateurs quantiques, qu’ils soient photoniques ou non, sont conçus pour résoudre des problèmes d’une complexité folle, là où nos ordis actuels se casseraient les dents pendant des millénaires.

On parle de la simulation de nouvelles molécules pour créer des médicaments miracles ou des matériaux révolutionnaires. Imagine un ordinateur capable de concevoir l’alliage parfait pour un nouveau vaisseau spatial ou de trouver plus vite un remède à une sale maladie. Le secteur de la finance et de l’optimisation, par exemple pour gérer des flottes de transport, sont aussi sur les rangs. Comme l’expliquait le physicien Richard Feynman il y a près de 45 ans, l’idée est de simuler la nature avec des outils qui suivent ses propres lois : les lois quantiques. [futura-sciences.com](https://www.futura-sciences.com/tech/actualites/ordinateur-quantique-quandela-ordinateurs-photoniques-cle-seconde-revolution-quantique-partie-ii-129368/) En complément, matériaux révolutionnaires vous apportera des informations utiles.

Le futur de l’informatique ne se jouera peut-être pas que dans le froid glacial des labos quantiques traditionnels, mais bien à la vitesse de la lumière. Et pour une fois, cocorico, la France est en pôle position dans cette course folle.

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15 commentaires

  1. Le fait que Lucy ait 12 qubits photoniques, c’est fou… j’imagine déjà les applis possibles avec ça, surtout en pharma.

    1. Carrément, avec Lucy on pourrait accélérer la découverte de médocs en simulant des molécules complexes en un éclair

  2. 12 qubits, ça parait pas énorme, mais si ça tourne à température ambiante ça peut vraiment changer la donne

  3. 12 qubits photoniques déjà, ça promet pas mal pour la suite. Jme demande juste si ça va rester stable sur le long terme

  4. 12 qubits photoniques, ça semble encore peu face aux ordis classiques non ? Curieux de voir l’évolution quand même.

  5. 12 qubits, c’est peu face à d’autres ordis quantiques non ? Curieux de voir si ça peut vraiment rivaliser en calcul.

    1. 12 qubits c’est que le début, l’astuce c’est la stabilité grâce à la lumière, ça peut carrément changer la donne

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