Crime 101 : Chris Hemsworth remet le film de braquage en play (et ça claque)

Homme masqué tente d'ouvrir voiture, nuit urbaine.

Tu sens cette odeur de néon, de cuir, et de mauvaises décisions à 3h du mat ? Crime 101 débarque au cinéma le 13 février 2026, et les premières critiques sont claires : c’est le genre de thriller qui te rappelle pourquoi tu aimes perdre deux heures dans une salle sombre, à regarder des gens trop stylés faire n’importe quoi.

Un braquage « à l’ancienne », mais pas poussiéreux

Sur le papier, Crime 101 n’a pas envie de réinventer la roue. Il préfère la faire crisser sur l’asphalte. Le film joue avec les codes du heist movie et du thriller urbain : plan millimétré, tension qui monte au tournevis, et cette sensation que tout peut partir en vrille au moindre battement de cils.

Les comparaisons qui reviennent le plus ? Le panthéon des soirées « je relance Heat pour la 14e fois » : Michael Mann en ligne de mire, avec des échos de Collateral, de Thief, un petit parfum Drive (version moins mutique, promis), et même un clin d’œil à Bullitt. Oui, le film sait très bien d’où il vient. Non, il ne s’excuse pas. Découvrez également je relance Heat pour approfondir le sujet.

Bart Layton, le type qui filme le réel… et te piège avec la fiction

À la réalisation, Bart Layton (le mec derrière American Animals) ramène ce qu’il sait faire : un sens du détail qui donne l’impression que la ville respire, que les magouilles ont une texture, que chaque regard cache une ligne de code. Son style, entre nerf et précision, sert surtout un truc essentiel : la tension. Pas besoin d’explosions toutes les dix minutes quand tu tiens ton public par la gorge.

Attention, le film aime aussi les intrigues qui s’imbriquent. Beaucoup. Des personnages partout, des motivations qui se croisent, des alliances qui bougent. Si tu adores démêler un scénario comme un joueur de JDR qui soupçonne tout le monde, tu vas te régaler. Si tu veux un trajet tout droit, ça secoue un peu.

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Chris Hemsworth en mode « je ne suis pas Thor, je suis un problème »

La vraie surprise, c’est Chris Hemsworth. Ici, pas de charisme en plein soleil avec des punchlines Marvel. Il joue plus bas, plus tendu, plus intérieur. Un personnage calculateur, parfois vulnérable, avec cette façade de confiance qui ressemble surtout à un blindage fissuré. Notre article sur Chris Hemsworth complète parfaitement cette lecture.

Et c’est ça qui fait mouche : quand le film se pose sur les choix moraux, les contradictions, les petites lâchetés, Hemsworth te vend le truc sans forcer. Le genre de rôle où tu te dis : « OK, il a vraiment envie de jouer, pas juste d’être une affiche. »

Un casting premium, et pas juste pour décorer l’affiche

Le casting, c’est une table de jeu où tout le monde arrive niveau 12 :

  • Mark Ruffalo pour l’énergie « je sais trop de choses et ça m’épuise » ;
  • Halle Berry, souvent citée comme la grosse claque du film ;
  • Barry Keoghan en joker inquiétant, celui qui te fait dire « non, non, non, surtout pas lui » ;
  • Monica Barbaro au milieu d’un récit qui ne fait pas de cadeau aux personnages secondaires.

Les retours parlent d’un film très regardable, très efficace, avec une vraie tenue de route. Le revers de la médaille : ça peut tirer en longueur. On parle d’environ 140 minutes, et certains trouvent que le scénario ajoute des couches là où un bon coup de cutter aurait suffi.

Action, poursuites, modernité : tu signes pour quoi ?

Si tu viens pour un festival de bastons, ajuste tes attentes : Crime 101 mise plus sur le suspense et les rapports de force que sur la pyrotechnie. Quand l’action arrive, elle sert le récit, avec notamment des poursuites qui font le job et qui te collent au siège sans te vendre du « best-of d’extraits pour la bande-annonce ».

Le film tente aussi un peu de subtexte : corruption, ultra-riches intouchables, angles sur le monde du travail… Ça ne tape pas toujours pile dans le mille, ça existe, c’est là, et ça donne une couleur plus actuelle qu’un simple « braquage pour le fun ».

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Faut-il le voir dès sa sortie ?

Si tu aimes :

  • les thrillers urbains à la Mann, ambiance froide et cœur qui bat trop vite ;
  • les films de braquage où le plan est beau parce qu’il va forcément mal tourner ;
  • les castings de luxe qui jouent vraiment, pas juste « coucou, je suis célèbre » ;
  • un Chris Hemsworth plus sobre, plus nerveux, plus intéressant ;

alors oui : bloque ta séance du 13 février 2026. Et préviens ton pote qui dit « y a plus de thrillers adultes au cinéma » : il va devoir trouver une autre excuse.

Crime 101 n’a peut-être pas la prétention d’écraser les monuments du genre. Il a un objectif plus simple, plus noble : te donner un vrai bon shoot de tension, de style, et de polar moderne qui respecte ses classiques. Franchement, on prend.

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5 commentaires

  1. Le coup du casting niveau 12 m’a fait trop rire, surtout avec Barry Keoghan en joker flippant. Ça donne envie de voir comment ils vont gérer toutes ces intrigues imbriquées.

  2. Le truc du rôle plus intérieur pour Hemsworth, j’avais jamais vu ça, ça me donne grave envie de voir ça en vrai.

  3. Le passage sur la tension qui monte au tournevis m’a vraiment parlé, j’adore quand un film peut te tenir coince sans explosions partout !

  4. Le coup du scénario qui s’imbrique comme un jeu de JDR ça me parle grave. J’espère que ça sera pas trop prise de tête à suivre quand même.

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