Derniers jours pour streamer gratuitement : le countdown de Cineby a commencé

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Un mastodonte du streaming non officiel vient d’annoncer son départ. Cineby, qui affichait des fréquentations astronomiques, a dévoilé un calendrier de fermeture étalé jusqu’au 5 septembre. Les responsables restent silencieux sur les raisons précises, mais les premières coupures sont déjà effectives et le compte à rebours est lancé pour les millions d’utilisateurs habitués à ce portail tout-en-un.

Un débranchement organisé jour après jour

Les opérateurs ont choisi de procéder par paliers plutôt que de tout couper d’un coup. Dès le 25 août, les sites miroirs comme Cineplay et Fmovies+ ont commencé à rediriger vers le domaine principal. Le lendemain, les flux d’animes et de sports ont disparu. Les téléchargements de fichiers ont été désactivés le 27 août. Aujourd’hui, les comptes utilisateurs sont mis hors service et les données associées effacées. Les films et séries resteront accessibles jusqu’au 30 août, avant l’arrêt total de la diffusion le 31. Un message d’adieu est prévu pour le 1er septembre, puis tous les domaines restants seront définitivement hors ligne le 5 septembre. Dans leur communication, les responsables indiquent simplement : « Nous avons décidé de mettre fin aux activités par étapes ». Ce rythme progressif laisse un peu de répit, mais l’issue semble inévitable pour cette plateforme qui revendiquait plus de 160 millions de visites le mois dernier.

Un étau judiciaire qui s’est refermé de partout

Cette décision n’arrive pas dans le vide. À l’automne 2025, la Motion Picture Association avait classé Cineby parmi les opérations de piratage les plus préoccupantes dans son rapport à l’USTR américain. L’organisation le décrivait comme un site de type hydre, un portail tout-en-un offrant une expérience proche des services IPTV, sans abonnement ni matériel spécifique, et le liait à des réseaux russes. En 2026, les mesures se sont multipliées : le Royaume-Uni l’a intégré à son ordonnance de blocage omnibus en mai, le Canada a suivi avec une injonction à portée élargie couvrant même d’éventuels successeurs, et en juillet la Haute Cour de Delhi, à la demande de HBO, a visé quatre de ses domaines. Ces pressions s’inscrivent dans une vague plus large : d’autres plateformes comme HiAnime ont cessé leurs activités en mars et AnimeKai en mai, signe d’un durcissement mondial contre ce type de sites. Les tentatives de contact avec les opérateurs via leur adresse officielle ont échoué, les messages rebondissant sans réponse.

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Adieu sincère ou simple manœuvre de diversion ?

Certains observateurs, notamment TorrentFreak, n’écartent pas l’hypothèse d’une stratégie pour échapper aux autorités tout en préparant un relais. Pour l’instant, aucun redirection massive n’a été constatée vers une nouvelle adresse. Un site cineby.tech reste cependant en ligne et se présente comme le domaine officiel unique, avec un canal Telegram datant de 2021 dont le logo a été actualisé récemment. Sur cette page, nulle mention de fermeture, mais une affirmation claire que c’est le seul nom légitime. Dans leur dernier avis, les responsables de Cineby ont même orienté les visiteurs vers des services licenciés comme Apple TV et Amazon Prime. Quoi qu’il en soit, le paysage du streaming non autorisé évolue rapidement, et les alternatives légales gagnent du terrain face à ces empires qui s’effondrent les uns après les autres.

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