Faut-il attendre ou craquer maintenant pour la ROG Xbox Ally X20 ? Notre verdict cash (avec les vrais points faibles)

Asus célèbre les deux décennies de sa division Republic of Gamers avec une version retravaillée de sa console PC portable, née d’un partenariat avec Xbox. La ROG Xbox Ally X20 n’invente pas une nouvelle génération, mais affine ce qui manquait à son aînée. Nous l’avons prise en main à la Gamescom, notamment sur Forza Horizon 6, le dernier épisode de la série de courses sorti cet été et planté au Japon. Les sensations sont là, le look aussi, mais le tarif suit une courbe bien plus raide.
Un châssis translucide et une ergonomie plus aboutie
Pour marquer les 20 ans de ROG, Asus a choisi un boîtier en plastique translucide qui laisse entrevoir les composants internes, agrémenté d’accents dorés sur les boutons et d’un logo Xbox plus verdoyant pour les 25 ans de la marque Microsoft. Le résultat évoque un objet collector, plus élégant que les modèles précédents, tout en restant imposant. Les poignées, inspirées des manettes Xbox, ont été légèrement épaissies et recouvertes d’une texture silicone plus accrocheuse. En main, le poids de 756 grammes se fait à peine sentir comparé à la version antérieure. Les sticks analogiques passent à la technologie TMR, plus précise, plus durable et moins sujette au drift, avec un rétroéclairage RGB personnalisable. La croix directionnelle se transforme en un geste : on la soulève et on la tourne pour passer d’un format classique à huit directions, un détail malin pour les jeux de combat ou de sport. Les boutons d’action sont plus silencieux. Tout cela rend la prise en main plus reposante et assurée, sans révolutionner le concept.
L’écran oled, le vrai atout qui change l’expérience
Le grand changement, c’est enfin un écran OLED de 7,4 pouces en 1080p, contre 7 pouces LCD auparavant. La dalle Nebula HDR offre 120 Hz, un VRR élargi de 30 à 120 Hz qui lisse les chutes de framerate, une luminosité jusqu’à 1400 nits en HDR et un traitement antireflet renforcé, confortable même en extérieur. Les noirs sont profonds, les couleurs vives, et Forza Horizon 6 y gagne en immersion. À l’intérieur, pas de surprise : on retrouve le processeur AMD Ryzen AI Z2 Extreme, 24 Go de RAM LPDDR5X plus rapide, 1 To de SSD et une batterie de 80 Wh. Un lecteur microSD Express accélère les chargements. Ces ajustements, combinés à un refroidissement retravaillé, améliorent le confort sans booster la puissance brute. Windows 11 reste, mais l’interface Xbox dédiée simplifie l’accès aux boutiques comme Steam ou Epic. C’est une évolution 1.5 plus qu’un saut, mais l’OLED justifie une bonne partie de l’attention.
Le pack lunettes ar et un marché des portables pc sous tension
Asus propose aussi un bundle collector à 2599 euros avec des lunettes AR ROG Xreal R1 Edition 20 : verres micro-OLED Sony à 240 Hz, audio Bose, écran virtuel de près de 4 mètres ancré ou suiveur de regard, branché en USB-C. Elles transforment la session en expérience plus large, avec possibilité d’ajouter des verres correcteurs. Face à la concurrence, la X20 gagne l’OLED et le VRR sur le Steam Deck OLED, plus abordable mais moins puissant et limité à SteamOS. La MSI Claw 8 EX AI+ offre plus de muscle Intel et un écran 8 pouces, mais à un tarif encore plus élevé. Dans un contexte de crise des composants et de la mémoire, le prix de 1399 euros pour la version seule, disponible le 15 octobre, interroge. Asus écoute les retours sur l’ergonomie et l’écran, mais reste sous Windows, moins fluide hors jeu. C’est un objet pensé pour ceux qui veulent du premium portable, pas pour tout le monde.
La ROG Xbox Ally X20 raconte l’histoire d’une industrie qui affine ses formules plutôt que de tout casser. Le design collector et l’OLED en font un compagnon séduisant pour les sessions nomades, surtout si on aime les univers Xbox et PC. Reste à voir si le public, déjà confronté à des tarifs en hausse, suivra le 15 octobre. Pour les fans de pop culture et de hardware soigné, c’est une pièce qui a du caractère, même si elle ne révolutionne pas le genre.






