Un père, un scandale et des parents très snobs : Free Bert est la nouvelle bombe comique de Netflix

Groupe d'hommes discutant lors d'un événement en extérieur.

Netflix dégaine Free Bert, une nouvelle sitcom américaine qui mise tout sur la personnalité explosive de Bert Kreischer. Humoriste de stand-up bien connu outre-Atlantique, il se met ici en scène dans une fiction largement inspirée de sa propre image publique.

L’idée est simple mais efficace : prendre une figure du stand-up, la placer dans un cadre familial et social très normé, puis regarder ce qui casse. Spoiler : à peu près tout. Entre satire sociale, comédie familiale et critique des milieux élitistes, Free Bert tente de faire rire tout en grattant là où ça fait un peu mal.

Une chute publique comme point de départ comique

Dans Free Bert, tu retrouves Bert Kreischer dans son propre rôle, au moment précis où tout bascule. Une remarque lâchée hors antenne, un micro resté ouvert, et le voilà brutalement évincé d’une émission de télévision sensationnaliste. Ce scandale public agit comme un déclencheur narratif : privé de projecteurs, Bert est forcé de rentrer chez lui… et surtout d’y rester.

Ce retour imposé à la vie familiale devient rapidement une source de tension. Sa femme LeeAnn et leurs deux filles ne sont pas franchement ravies de voir débarquer à plein temps un père imprévisible, bruyant et incapable de comprendre les règles implicites de la vie domestique. La série joue à fond la carte du décalage entre un adulte qui refuse de se lisser et un foyer qui avait trouvé son équilibre sans lui.

Quand l’école privée devient un champ de bataille social

Le vrai moteur de la série se met en place avec l’entrée des filles de Bert dans une école privée très sélective. Là, Free Bert change de braquet et dépasse la simple sitcom familiale. Tu assistes à la confrontation entre un homme qui n’a jamais su se conformer et un microcosme ultra-codifié, régi par les apparences, le statut social et le non-dit.

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Tout explose lorsqu’un cas de cyberharcèlement vise Georgia, la fille aînée. En la défendant publiquement, Bert se met à dos l’une des familles les plus influentes de l’établissement. Ce conflit devient alors central : pressions collectives, tentatives d’intimidation, compromis moraux… Bert est sommé de rentrer dans le rang, mais refuse de renier ce qu’il est. La série interroge ainsi, sous couvert d’humour, la violence sociale feutrée des milieux scolaires élitistes.

Une sitcom maîtrisée portée par un casting resserré

Côté production, Free Bert reste volontairement concentrée sur un noyau réduit de personnages. Arden Myrin incarne LeeAnn, épouse lucide et souvent dépassée, tandis qu’Ava Ryan et Lilou Lang prêtent leurs traits à Georgia et Ila. Autour d’eux gravitent quelques seconds rôles bien choisis, dont Mandell Maughan, issus du paysage télévisuel américain.

La série est coécrite et réalisée par Bert Kreischer lui-même, épaulé par Andrew Mogel et Jarrad Paul. Produite par Counterpart Studios, avec LeeAnn Kreischer et Judi Marmel parmi les producteurs exécutifs, elle affiche une ambition claire : transformer l’univers du stand-up en fiction cohérente. Si tout ne vise pas la subtilité, Free Bert assume pleinement son ton frontal et son humour basé sur le choc des normes.


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7 commentaires

  1. Le passage sur le cyberharcèlement à l’école privée m’a vraiment interpellé, c’est une question qu’on a encore trop tendance à sous-estimer dans ces milieux.

  2. Le truc du micro laissé ouvert au début, carrément crédible comme déclencheur. Ça promet des scènes bien gênantes mais drôles !

  3. Le passage sur le cyberharcèlement dans une école privée, c’est pas juste de la comédie, ça reflète bien un vrai problème. J’imagine que ça doit choquer pas mal de parents snobs.

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