Geely prépare son invasion premium en Europe : Zeekr et Lynk & Co produits dès 2028 dans les usines Volvo
Le groupe chinois Geely franchit une nouvelle étape dans son implantation sur le Vieux Continent. Dès 2028, certaines de ses voitures électriques seront produites directement sur le sol européen, dans les installations de Volvo. Cette décision, évoquée depuis plusieurs mois, vient d’être officialisée par la direction du constructeur.
Une montée en puissance des marques chinoises sur le marché européen
Les constructeurs originaires de Chine gagnent régulièrement du terrain face aux acteurs traditionnels. Leur part de marché a doublé en un an pour atteindre 8 % en février 2026. Geely, qui commercialise désormais ses propres modèles électriques après avoir regroupé plusieurs marques sous sa bannière, cherche à contourner les droits de douane en fabriquant localement. Le nouveau président An Conghui a confirmé cette orientation stratégique, succédant à Li Shufu à la tête de la filiale cotée.
Les sites Volvo mis à contribution et leur capacité disponible
Volvo dispose de deux usines en Europe, en Suède et en Belgique, tandis qu’une troisième verra le jour en Slovaquie en 2028. Son dirigeant avait déjà souligné l’existence de marges de manœuvre sur ces sites face à une demande mondiale en baisse. Cette disponibilité permet d’accueillir des productions supplémentaires sans investissements massifs. D’autres groupes européens adoptent la même logique en ouvrant leurs chaînes à des partenaires chinois pour optimiser l’utilisation des installations.
Des modèles premium visés et des partenariats élargis
Les premières voitures concernées devraient être des modèles haut de gamme du groupe, orientant plutôt vers Zeekr ou Lynk & Co que vers les citadines d’entrée de gamme. En parallèle, Geely a conclu un accord avec Ford pour utiliser une partie de son site espagnol à partir de la même date, avec une capacité annuelle de 450 000 véhicules. Cette approche locale répond aussi à la volonté affichée par le groupe de ne pas se limiter à l’export depuis la Chine. L’évolution du paysage automobile européen s’accélère ainsi, portée par des alliances industrielles inattendues.





