Ils ont 30 ans et des millions grâce à l’IA : leur liste de courses la plus folle de l’année

L’intelligence artificielle bouleverse l’économie et crée des richesses à une vitesse folle, que ce soit aux États-Unis ou en France. Des fondateurs de startups aux salariés du secteur, beaucoup se retrouvent soudain avec des millions ou des milliards sur le papier. Mais concrètement, que font-ils de cet argent ? Retour sur les habitudes de ces nouveaux nantis de la tech, entre discrétion assumée et investissements stratégiques.
Le raz-de-marée américain des fortunes IA
Aux États-Unis, l’IA a façonné une vague inédite de milliardaires en un temps record. Selon le classement Forbes 2026, pas moins de 45 nouveaux entrants doivent leur fortune directement à l’intelligence artificielle, pour un total cumulé dépassant les 2,9 trillions de dollars. Des figures comme celles derrière OpenAI, Anthropic ou ElevenLabs côtoient les dirigeants de Nvidia, dont les puces alimentent l’essentiel des infrastructures mondiales. Beaucoup réinvestissent massivement dans de nouvelles ventures ou des data centers, plutôt que de tout dépenser en gadgets tape-à-l’œil. Ce choix reflète souvent une culture tech où la croissance prime sur l’ostentation.
Mistral AI et le modèle français plus feutré
En France, le phénomène existe mais reste plus discret. Mistral AI, fondée en 2023, a propulsé ses trois créateurs — Arthur Mensch, Timothée Lacroix et Guillaume Lample — au rang de milliardaires, avec une valorisation de l’entreprise autour de 14 milliards de dollars en 2026 et un chiffre d’affaires annualisé dépassant les 400 millions. Des scale-ups comme Alan ou Doctolib ont également enrichi fondateurs et employés-actionnaires via des opérations de liquidité. Des dizaines de milliers de Français travaillent par ailleurs chez les géants américains. Ici, l’approche penche souvent vers la réinjection dans l’écosystème européen plutôt que vers des dépenses flashy.
Mode de vie sobre ou investissements ciblés ?
Les observations des experts en gestion de patrimoine soulignent une tendance à la sobriété chez ces nouveaux riches. Nombre d’entre eux privilégient les family offices pour structurer leur patrimoine, soutiennent des projets open source ou des initiatives européennes en IA, et évitent les excès voyants. Quelques-uns optent toutefois pour des acquisitions immobilières stratégiques ou des participations dans des entreprises innovantes. Ce mélange reflète une génération qui a grandi avec la tech et comprend l’importance de la pérennité plutôt que du clinquant immédiat. L’IA continue de redistribuer les cartes, et ces choix façonnent déjà le paysage économique de demain.





