Les experts tirent la sonnette d’alarme : le projet lunaire de Musk est un pari à 2000 milliards

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Elon Musk explore une idée audacieuse : transformer la surface lunaire en véritable site de production pour l’intelligence artificielle. À travers SpaceX et xAI, il envisage de fabriquer sur place des satellites massifs avant de les propulser en orbite grâce à une technologie de catapulte électromagnétique. Ce projet ambitieux soulève des questions sur l’avenir de l’exploration spatiale et la place des acteurs privés face aux agences traditionnelles.

Une chaîne de production lunaire pour les satellites Starmind

Dans cette vision, la Lune servirait de base industrielle dédiée à la constellation Starmind. Ces engins, longs de 70 mètres et hauts de 20 mètres, embarqueraient chacun une puissance de calcul de 120 kilowatts. L’objectif affiché est de déployer jusqu’à un million d’unités autour de la Terre pour former un réseau de supercalculateurs orbitants liés à xAI. Plutôt que de multiplier les lancements classiques, SpaceX mise sur un mass driver, un système qui exploite la faible gravité et l’absence d’atmosphère pour envoyer les appareils plus efficacement.

Robots Optimus et Starship au cœur du calendrier

La main-d’œuvre sur place serait assurée par les humanoïdes Optimus de Tesla, dont la commercialisation est prévue fin 2027. Le transport vers la Lune s’appuierait sur Starship, qui a déjà réalisé une série de vols d’essai. Pour rendre l’ensemble viable, le lanceur doit encore augmenter significativement sa capacité d’emport et réduire ses coûts. Parallèlement, des partenariats sont évoqués avec des acteurs comme Anthropic, Google et Nvidia, potentiellement générateurs de revenus annuels importants. Des estimations évoquent un investissement total pouvant atteindre des milliers de milliards pour une telle flotte.

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Artemis face à une approche industrielle privée

Alors que la NASA avance prudemment avec le programme Artemis centré sur l’exploration habitée, SpaceX adopte une stratégie résolument industrielle. L’entrée en bourse récente de l’entreprise a apporté des fonds substantiels et une valorisation élevée, même si elle reste déficitaire. Des experts soulignent les défis techniques et financiers, notamment le coût d’une constellation d’un million de satellites. Ce pari technique teste les limites du secteur privé dans la conquête de l’espace et pourrait redéfinir les priorités du domaine au cours des prochaines années.

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