Les images qui font déjà peur : ce qu’on voit (et ce qu’on ne voit pas) dans Kraken

kraken peur invisible

Oubliez les légendes de pieuvres géantes. Kraken n’a rien à voir avec les abysses : ce film d’horreur français transforme une tour abandonnée au milieu d’une cité en véritable piège mortel. Cinq jeunes, confrontés à une série de disparitions étranges, n’ont d’autre choix que d’y retourner. Une fois à l’intérieur, s’échapper devient impossible. Le premier long-métrage de Mohamed Chabane et Théo Jourdain Rhodes arrive en salles le 30 septembre et promet une horreur urbaine intense, entre slasher et found footage.

La bande-annonce mixe gore, found footage et claustrophobie

Cette bande-annonce récemment mise en ligne installe immédiatement une tension étouffante. On y voit le groupe de cinq jeunes s’introduire dans la tour maudite, filmés parfois en style found footage amateur qui renforce le réalisme brut. Des scènes de poursuite dans les couloirs sombres se mêlent à des moments de gore viscéral, sans jamais relâcher la pression. L’atmosphère oppressante s’appuie sur les rumeurs qui circulent dans la cité et sur cette sensation que quelque chose d’invisible observe les intrus. Contrairement au titre, pas de créature marine : la menace est terrestre, ancrée dans ce bâtiment qui refuse de laisser partir quiconque. Les réalisateurs maîtrisent le rythme pour faire monter l’angoisse progressivement, offrant un avant-goût convaincant de ce huis clos contemporain. Les fans d’horreur française récente y reconnaîtront des échos assumés tout en appréciant l’originalité du cadre urbain.

Un casting qui croise cinéma d’auteur et rap français

Le film s’appuie sur un plateau varié qui parle directement aux amateurs de pop culture. Alassane Diong, déjà remarqué dans Tirailleurs et neveu d’Omar Sy, incarne Idriss, l’un des jeunes déterminés à affronter la tour. Manon Bresch, révélée par la série Mortel qui mêlait ado et fantastique mythologique, joue Melia et apporte son aisance dans les registres surnaturels. Guillaume Gouix, acteur expérimenté, incarne la menace principale. Bilel Chegrani et Lucie Charles-Alfred complètent le groupe central. Ce qui attise particulièrement la curiosité, c’est la participation de Gazo et La Mano 1.9, deux rappeurs qui font ici leurs débuts au cinéma. Leur énergie urbaine et leur présence naturelle injectent une authenticité bienvenue, créant un pont entre la scène rap et le grand écran. Ce mélange devrait séduire un public geek habitué aux crossovers, des séries Netflix aux univers street. Des seconds rôles comme Ouassini Embarek, vu dans Athena, renforcent encore le côté ancré dans le réel des cités.

A lire aussi  Sony officialise le film Helldivers avec un réalisateur controversé issu de Fast & Furious

Premier film d’un duo de séries qui vise l’horreur sociale

Mohamed Chabane et Théo Jourdain Rhodes, déjà acclamés pour la série ReuSSS récompensée à Series Mania et pour des épisodes de Young Millionaires sur Netflix, passent au long métrage avec ambition. Leur scénario, co-écrit avec Romain Protat, transpose le huis clos d’Alien dans une tour HLM, avec le slogan évocateur « Dans la tour, personne ne vous entend crier ». Les comparaisons avec Vermines, où l’horreur infeste un immeuble populaire, sont inévitables et flatteuses. On sent aussi l’influence d’Athena pour l’énergie brute de la cité. Le projet, produit par Marvelous Productions, a été préacheté par Disney+ et Netflix, preuve de son potentiel international sous le titre No Way Down. Une avant-première se tiendra au Grand Rex le 15 septembre en présence de toute l’équipe. Si le film tient les promesses du trailer, il pourrait bien s’imposer comme le slasher urbain de la rentrée, offrant aux geeks une horreur contemporaine qui parle de légendes locales et de pièges sociaux. Rendez-vous le 30 septembre pour juger sur pièce.

Vous aimerez aussi

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *