L’UE dépense des millions pour une app de vérification d’âge… et c’est un désastre total

age verification

L’Union européenne a lancé en fanfare une application destinée à prouver la majorité numérique, mais un expert en sécurité l’a contournée à une vitesse record. Pour nous, geeks passionnés de tech et de privacy, c’est l’alerte rouge : une initiative censée protéger les plus jeunes expose déjà des failles critiques.

Les ambitions de Bruxelles face aux réalités du terrain

Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a vanté une solution open source, respectant les normes de confidentialité les plus strictes, compatible avec tous les appareils et simple d’emploi. L’objectif ? Faciliter la preuve d’âge pour accéder à des contenus restreints, dans le cadre d’un mouvement plus large contre l’accès des mineurs aux réseaux sociaux. Plusieurs pays comme la France prévoient d’interdire ces plateformes aux moins de 15 ans dès la rentrée 2026, tandis que la Grèce vise 2027 et les députés européens plaident pour un seuil à 16 ans. En Europe, près de 80 % des ados de 13-15 ans utilisent quotidiennement TikTok ou Instagram, alimentant les débats sur les risques pour la santé mentale.

Le contournement express révélé par un consultant sécurité

Paul Moore, consultant en sécurité, a publié une démonstration vidéo sur X où il accède aux données sensibles en manipulant un fichier de configuration. Lors de la configuration initiale, l’utilisateur définit un code PIN, stocké de manière cryptée mais mal liée aux informations d’identité. En supprimant ces clés du répertoire shared_prefs et en redémarrant, n’importe qui réinitialise l’accès, déverrouillant identités et crédentials pour valider l’âge sur des sites. La biométrie saute également en modifiant un paramètre booléen à faux, et le limiteur de tentatives se réinitialise aisément. Moore pointe aussi des images brutes (selfies, scans NFC) laissées non protégées sur le stockage, violant potentiellement le RGPD pour les biometriques.

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Enjeux privacy et perspectives pour la tech européenne

Disponible seulement sur GitHub pour l’instant, l’app évite les stores mais suscite un tollé : critiques sur sa prétendue robustesse alors que des bugs basiques persistent. Pour les geeks, c’est un rappel brutal que même les projets open source officiels n’échappent pas aux erreurs de design, comme un PIN non ancré cryptographiquement. Des voix appellent à des audits indépendants avant déploiement massif, surtout avec les plans nationaux de bans RS. L’UE encourage les contributions, mais la confiance est entamée : combien de millions d’euros gaspillés pour un prototype vulnérable ?

Dans l’univers geek où privacy rime avec vigilance, cette affaire invite à scruter tout outil étatiqué. Les développeurs indépendants pourraient inspirer des alternatives plus solides, loin des déclarations ambitieuses.

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12 commentaires

  1. Le fait que le PIN soit stocké sans ancrage cryptographique, ça craint grave. Comment l’UE peut sortir un truc aussi facile à pirater ?

  2. Le coup du PIN mal lié, sérieux ? Ca me laisse penser qu’ils ont jamais testé l’app avant de la lancer… autant de millions pour ça, ça fait mal.

  3. Le coup du PIN stocké sans vrai lien cryptographique, c’est juste énorme comme fail. Pas étonnant que ça soit contourné aussi vite.

  4. Le coup du PIN qui se réinitialise en supprimant un fichier, c’est quand même grave pour une app de l’UE. Comment ils ont pu louper ça ?

  5. Le fait que le PIN soit juste mal lié aux infos d’identité, c’est fou. Comment ils ont pu passer à côté de ça ?

  6. Le coup du PIN stocké sans vrai lien sécurisé, c’est un oubli énorme côté sécu, j’aurais jamais cru ça possible pour un truc officiel…

  7. Le contournement en modifiant un simple paramètre booléen, sérieux ? Ça sent la grosse négligence niveau sécurité…

  8. Le coup du PIN non ancré cryptographiquement, sérieux, c’est un fail de base. Ça donne pas du tout confiance pour une app censée protéger les mineurs.

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