Pénurie de puces : l’Europe s’apprête à déclarer la GUERRE à la Chine et Taïwan !

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Face à une dépendance persistante envers les fabricants américains et asiatiques, l’Union européenne s’apprête à dévoiler un plan plus musclé pour reprendre la main sur les semi-conducteurs. Baptisé European Chips Act 2.0, ce nouveau volet législatif vise à doper la production locale et à stimuler la demande intérieure dans un secteur crucial pour l’électronique grand public, l’intelligence artificielle et le gaming.

Un marché toujours dominé par l’Asie et les États-Unis

Actuellement, l’Europe ne représente qu’environ 10 % de la production mondiale de puces. L’objectif fixé en 2022 de grimper à 20 % d’ici 2030 semble aujourd’hui plus lointain que jamais, notamment en raison de la crise persistante des composants et de l’essor fulgurant de l’IA. Le premier European Chips Act, adopté en 2023, n’a pas suffi à attirer les usines de pointe, laissant l’Union tributaire de Taïwan et de ses leaders comme TSMC. Ce retard pénalise directement les constructeurs européens de smartphones, de consoles et de composants pour data centers.

Des mesures concrètes pour booster la demande locale

Le Chips Act 2.0 met désormais l’accent sur le côté demande plutôt que sur les seules subventions à la production. Parmi les pistes retenues figurent des incitations fortes pour que les gouvernements européens privilégient les puces conçues et fabriquées sur le continent, des accords d’achat anticipé et un forum dédié pour mettre en relation start-ups locales et grands acheteurs. Des amendes sont envisagées en cas de fausses déclarations sur les capacités de production, tandis qu’un assouplissement des règles environnementales pourrait accélérer l’installation de nouvelles usines. L’UE parle également d’un investissement total de l’ordre de 120 milliards d’euros d’ici 2035 pour combler le fossé.

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Vers une souveraineté technologique réaliste

Henna Virkkunen, responsable numérique de la Commission, doit détailler le dispositif le 3 juin prochain dans le cadre d’un vaste paquet souveraineté tech incluant aussi l’IA et le cloud. Au-delà des ambitions chiffrées, l’enjeu est de sécuriser les chaînes d’approvisionnement critiques pour les secteurs qui comptent : automobile connectée, défense, mais aussi les objets connectés et les expériences immersives qui passionnent les geeks. Si le texte parvient à simplifier les autorisations et à centraliser une partie du financement, l’Europe pourrait enfin transformer l’essai et réduire sérieusement sa vulnérabilité aux tensions géopolitiques.

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