Sam Levinson : ‘ »Je savais depuis le début que Nate allait finir comme ça »

La saison 3 d’Euphoria vient de livrer l’un de ses moments les plus marquants avec la disparition de Nate Jacobs. Le créateur Sam Levinson détaille dans une interview récente comment il a imaginé cette fin terrifiante tout en cherchant à surprendre le public.
Une fin torride et inattendue pour Nate
Dans l’épisode avant-dernier, Nate se retrouve confronté à ses créanciers après une dette colossale d’un million de dollars. Enterré vivant dans un cercueil, il tente désespérément de s’échapper pendant que Cassie, son ex, tente de rassembler la somme nécessaire. Malheureusement, un serpent à sonnette s’infiltre par le conduit d’aération et le mord, scellant son destin dans une agonie solitaire et glaçante. Cette séquence, qui mélange claustrophobie et danger venimeux, marque un tournant sombre pour le personnage autrefois lycéen.
Les intentions derrière cette scène choc
Sam Levinson a longuement réfléchi à la justice que les fans réclamaient après les actes terribles commis par Nate au fil des saisons précédentes. Il voulait offrir ce que le public attendait tout en rendant l’expérience si anxiogène que les spectateurs finissent par douter de leur propre désir de vengeance. L’idée du serpent n’est pas venue d’un esprit ténébreux mais lors d’un trajet ensoleillé en voiture, où Levinson visualisait soudain cette intrusion reptilienne dans le cercueil. À l’origine, une mort par asphyxie simple était prévue, mais cette touche supplémentaire rend la scène bien plus mémorable et dérangeante.
Une série qui quitte ses codes lycéens
Cette saison 3 pousse Euphoria vers un territoire plus adulte, presque thriller criminel avec des relents de western moderne. Les personnages évoluent sans filet de sécurité, confrontés à des conséquences réelles dans un monde impitoyable. Jacob Elordi, qui incarne Nate, a salué cette issue en la qualifiant de sortie cool pour un anti-héros aussi complexe. Levinson souligne aussi que les idées les plus sombres naissent parfois dans des contextes légers, comme une journée parfaite à Los Angeles avec de la musique en fond.
Les réactions divisées des spectateurs montrent bien que Levinson a atteint son but : livrer une fin qui interroge sur le karma tout en restant fidèle à l’esprit cru de la série.






