Scandale Dieselgate : Après 10 ans, la justice française réveille enfin les automobilistes floués par VolksWagen

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Un logiciel malin conçu pour berner les tests antipollution : voilà le cœur du scandale qui secoue encore Volkswagen plus d’une décennie après sa révélation. En pleine ère des véhicules connectés, cette affaire rappelle que la tech peut aussi trahir les conducteurs au quotidien.

La justice française frappe un grand coup à Pau

L’association CLCV, engagée depuis 2018 aux côtés d’un propriétaire de Tiguan 2.0 TDI mécontent, vient de remporter une bataille importante. La cour d’appel de Pau a infligé à Volkswagen Group France et sa branche financière une pénalité de 100 000 euros pour dommage infligé à l’ensemble des usagers. Les juges ont pointé un manquement clair aux règles européennes sur les normes Euro 5 et Euro 6 pour les rejets polluants des moteurs diesel. Cette sentence marque une étape inédite en regroupant les préjudices individuels en un impact global, ouvrant potentiellement la porte à d’autres recours collectifs.

Près d’un million de modèles du groupe sous le feu des critiques

Le problème touche tous les modèles équipés du moteur EA189, des Volkswagen aux Audi, Skoda et Seat produites entre 2009 et 2016. En France, cela représente environ 946 000 unités, un chiffre qui aligne le pays parmi les plus affectés en Europe. Lancé en 2015 par l’agence américaine de l’environnement, le scandale a mis au jour un dispositif logiciel falsifiant les mesures d’oxydes d’azote (NOx), avec des émissions réelles jusqu’à 40 fois supérieures aux limites autorisées. Des études soulignent un bilan environnemental lourd, incluant des milliers de décès anticipés en Europe dus à cette pollution accrue.

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Le géant allemand contre-attaque tandis que les enquêtes s’intensifient

Volkswagen balaie cette décision comme un cas isolé aux motifs discutables, insistant sur l’absence de tort réel pour les clients français et rappelant les rejets répétés d’actions similaires ces dernières années. L’arrêt n’étant pas définitif, un pourvoi reste possible. Par ailleurs, la justice hexagonale accélère : le groupe doit comparaître en correctionnelle à Paris pour tromperie aggravée dès fin 2026, dans un dossier embrassant près d’un million de diesels incriminés. À l’échelle mondiale, les sanctions ont déjà dépassé les 32 milliards d’euros, un avertissement pour l’industrie automobile geek et beyond.

Pour les propriétaires de ces bolides diesel, l’heure des comptes approche enfin, promettant peut-être des compensations tangibles après des années d’attente.

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5 commentaires

  1. 946 000 voitures en France, ça fait quand même un sacré paquet de moteurs trafiqués. Jme demande comment VW va s’en sortir là dessus.

  2. Le chiffre des 946 000 voitures en France m’a vraiment surpris, c’est dingue que ça touche autant de gens sans qu’on en parle plus souvent.

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