Snapchat accusé de mettre vos enfants en danger : l’UE passe à l’attaque

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La Commission européenne passe à l’action contre Snapchat, accusé de ne pas assez protéger ses jeunes utilisateurs. Dans le cadre du Digital Services Act, une investigation formelle cible les mécanismes défaillants de la plateforme, particulièrement prisée par les ados et les jeunes adultes geeks.

Des failles criantes dans le contrôle d’âge

Snapchat repose sur une simple déclaration personnelle pour évaluer l’âge des inscrits, une méthode jugée trop permissive par les régulateurs européens. Cela permet à des enfants de moins de 13 ans d’accéder librement au service, tandis que les outils pour signaler ces profils mineurs restent absents de l’application. Les adultes, quant à eux, peuvent aisément se présenter comme des adolescents, facilitant des interactions risquées. Avec près de 90 % des 13-24 ans aux États-Unis sur la plateforme et une part massive de Gen Z – jusqu’à 75 % des 13-24 ans dans plus de 20 pays –, l’enjeu est colossal pour une app au cœur des échanges quotidiens chez les fans de séries, mangas et gaming. Le communiqué officiel de la Commission pointe explicitement ces insuffisances, soulignant un risque systémique pour la sécurité des plus vulnérables.

Fonctionnalités et réglages par défaut sous surveillance

Les enquêteurs scrutent les options activées d’emblée, comme les suggestions automatiques d’amis qui connectent adultes et mineurs via la fonction « Trouver des amis », ou les notifications push favorisant une utilisation addictive. Les mécanismes de signalement de contenus illégaux manquent d’accessibilité et de clarté, freinant les utilisateurs dans leurs recours. Au-delà, la plateforme peine à contrer la propagation d’informations sur des produits prohibés – drogues, vapoteuses, alcool – accessibles aux enfants, ainsi que les tentatives de grooming, de recrutement criminel ou de radicalisation. Cette semaine, une enquête néerlandaise sur les ventes de vapotes aux mineurs complète le tableau, illustrant un pattern récurrent de vulnérabilités.

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Réactions de Snap et perspectives réglementaires

Snap, maison-mère de Snapchat, affirme placer la « sécurité et le bien-être de tous les utilisateurs en priorité absolue » et vante sa coopération totale avec Bruxelles, y compris sur un projet pilote de vérification d’âge anonyme impliquant six États membres. Pourtant, l’annonce a fait plonger l’action boursière de 12 %, reflétant les craintes d’une amende jusqu’à 6 % du chiffre d’affaires mondial – soit potentiellement plus de 350 millions de dollars, vu les 5,9 milliards engrangés en 2025. Cette procédure s’inscrit dans une vague plus large : verdicts californiens contre Meta et YouTube pour addiction chez les mineurs, et enquêtes DSA en cours sur TikTok, Instagram ou sites pornos. Les geeks attentifs à la tech suivent de près ces évolutions qui pourraient redessiner les réseaux sociaux.

Snapchat, pilier des snaps éphémères et des AR fun, devra prouver qu’il peut allier innovation et responsabilité pour reconquérir la confiance des régulateurs et de sa communauté jeune.

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7 commentaires

  1. 90 % des 13-24 ans aux US sur Snapchat ? Pas étonnant que ça attire l’attention de l’UE. Mais est-ce que juste la vérif d’âge changera vraiment tout ?

    1. La vérif d’âge c’est un début, mais faut aussi bosser sur l’éducation des jeunes et le contrôle parents.

  2. C’est dingue que Snapchat se contente d’une simple déclaration pour l’âge. Genre, c’est trop facile de tricher et c’est les gamins qui en pâtissent…

  3. 90 % des 13-24 ans aux US sur Snapchat ? Ça explique pourquoi ce souci de sécurité est grave, tant de jeunes exposés direct sans vrai contrôle..

  4. Le truc des 90% des 13-24 ans sur Snapchat aux US c’est énorme, du coup c’est clair que les risques sont sérieux avec si peu de vérifs d’âge.

  5. Le fait que Snapchat puisse perdre jusqu’à 6 % de son CA, soit 350 millions, montre que ça rigole pas cette histoire… ça fait flipper pour la protection des gosses.

  6. 90 % des 13-24 ans sur Snapchat, c’est énorme ! Pas sûr que le simple contrôle d’âge par déclaration suffise vraiment à protéger qui que ce soit…

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