Stephen King te corrige depuis sa tombe grâce à l’IA… et ça fait flipper tout le monde

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Imaginez soumettre votre fanfic sur Stephen King à une version virtuelle du maître de l’horreur, ou faire relire vos théories cosmiques par Carl Sagan lui-même. C’est ce que promettait la dernière prouesse d’IA de Grammarly, avant qu’un tollé général ne force son arrêt brutal.

Une fonctionnalité audacieuse au cœur de l’outil d’écriture

Grammarly, utilisé par plus de 40 millions de personnes et 96 % des entreprises du Fortune 500, a lancé en août 2025 sa fonction Expert Review. Intégrée via Superhuman, elle analysait les textes pour délivrer des retours personnalisés, prétendument inspirés par des experts renommés. L’IA générative examinait le contenu – que ce soit un brief marketing ou un essai scientifique – et proposait des ajustements thématiques, sans impliquer directement les personnalités citées.

Jen Dakin, responsable communication chez Superhuman, insistait : les suggestions provenaient d’analyses de travaux publics, sans endorsement réel. Pourtant, les conditions d’usage précisaient explicitement l’absence d’affiliation. Cette approche visait à booster la qualité d’écriture pour pros et étudiants, avec des outils comme un paraphrasage stylé ou un détection de formulations trop « IA ».

Des icônes pop culture transformées en coaches virtuels

Parmi les « experts » virtuels figuraient des figures adorées des geeks : Stephen King pour peaufiner récits horrifiques dignes de ses adaptations ciné, l’astrophysicien Neil deGrasse Tyson pour des explications scientifiques punchy comme dans StarTalk, ou Carl Sagan, disparu en 1996, iconique via Cosmos. Historiens et romanciers complétaient la liste, adaptés au genre du texte. Pour un geek rédigeant critiques comics ou scénarios de JdR, l’idée séduisait : un feedback taillé sur mesure, boosté par ces légendes.

Vanessa Heggie, professeure à l’université de Birmingham, dénonçait toutefois la création de « petits modèles de langage à partir d’œuvres récupérées », exploitant noms et réputations sans aval. Une critique qui résonne chez les fans de pop culture, friands d’univers authentiques.

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Backlash massif et retrait en urgence

La feature a vite déchaîné les passions. Auteurs vivants et estates de défunts, comme Stephen King ou Sagan, n’avaient pas été consultés, entraînant bios inexactes et accusations d’usurpation d’identité. Une class action, menée par journaliste Julia Angwin, vise Grammarly pour violation de droits à l’image, potentiellement à hauteur de 5 millions de dollars. Journaux comme Wired, The Guardian et The Verge ont relayé le scandale, forçant Superhuman à désactiver l’option en quelques jours.

Grammarly promet de « réinventer » la fonction avec consentements explicites. Ce couac rappelle les enjeux éthiques de l’IA en créa : innovation tentante, mais respect des créateurs originels indispensable pour geeks et rolisters bâtissant leurs propres mondes.

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9 commentaires

  1. Le truc des 40 millions d’utilisateurs, ça montre bien l’ampleur du problème. Comment ils ont pu lancer ça sans consentement, sérieux ?

  2. L’idée d’avoir Stephen King pour coach d’écriture me bottait grave, mais sans son accord c’est carrément chelou et flippant…

  3. Le chiffre des 40 millions d’utilisateurs Grammarly fait flipper, s’imaginer que tous ont accès à cette fonction sans consentement réel c’est fou…

  4. Le coup des 40 millions d’utilisateurs Grammarly, j’y crois pas trop, ça paraît énorme pour un outil si spécifique…

    1. Mouais, 40 millions c’est énorme mais avec l’essor du télétravail, ça peut le faire quand même

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